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Penser pour faire Equipe

“Cogito ergo sum”. Je pense donc je suis.

Étymologiquement cogitare (penser) signifie : agiter ensemble des pensées.

Le mot “pensée” ne concerne pas l’homme seul, il le confronte à l’altérité. En soi, la pensée est pétrie dans le symbolisme qui nécessite d’être séparé pour pouvoir faire œuvre commune.

 La pensée n’est pas un reflexe. Penser est un acte volontaire qui vise à s’affranchir des conditionnements divers dont nous sommes l’objet, et à s’émanciper, autant que faire se peut, des mécanismes inconscients qui tentent de nous dominer.

 On pourrait énoncer que penser c’est se construire en construisant.

 Le projet en est un bel exemple. A l’origine du projet il y a toujours le rêve d’un individu ou d’un collectif. L’imaginaire est alors fort utile. Mais ce rêve ne se réalisera jamais tel quel. Dès l’instant qu’il commence à être mis en forme, à s’élaborer il perd des morceaux de lui même. Il est confronté au principe de réalité, il est refaçonné par les contraintes de l’expression bien avant d’être limité par ses imperfections, forcément décalé de l’imaginaire à l’origine de sa conception.

Et puis surtout, le projet ne peut se mettre en forme qu’en se pétrissant collectivement. En se confrontant avec l’imaginaire de l’autre qui va forcément l’amender, le refaçonner. Et parce que nous avons le désir de réaliser le projet, nous acceptons la perte de nos illusions, à moins que ce ne soit l’inverse …

 Accepter de perdre cet idéal c’est accepter un cadre dans lequel nous allons pouvoir devenir créatifs. Cette épreuve de castration incontournable nous ramène à notre capacité à agir, fondée sur l’acceptation de notre finitude.

La pensée est la première des créations humaines dans le sens ou elle les précède. Elle est enracinée dans l’acceptation de ses propres limites, en permettant le vivre ensemble elle est source de civilisation.

 Elle est une ressource personnelle. L’impact de l’autre, objet de nos projections, est soumis à notre capacité à créer notre propre espace mental, et à y symboliser ce que nous pouvons.

 Cette aptitude personnelle s’avère plus complexe lorsque l’individu fait partie d’un ensemble chargé d’une mission commune.

 Ainsi, les fonctionnements collectifs sont soumis à la faculté de penser ensemble de leurs membres. Ce qui permet à un groupe de devenir une équipe, c’est de se mettre au service d’une œuvre commune, d’une mission, comme l’équipage d’un bateau qui doit bien s’entendre pour que le navire vogue. Enjeu d’autant plus important qu’il induit des réponses aux besoins des personnes dites vulnérables qui nous sont confiées.

 Groupe ou équipe ?

Cette question occupe au premier chef le superviseur d’équipe, dont le travail consiste à favoriser les conditions d’une parole personnelle, vecteur de pensée et de créativité collective.

Un article de Martine ZOLESI – martine.zolesi@gmail.com

Equipe, Groupe, Superviseur

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