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Articles marqués avec ‘Bientraitance’

maltraitance

Maltraitance ! Comment le GAPP peut-il éviter qu’elle s’installe ?

La maltraitance dans les établissements et services médico-sociaux, ce n’est pas que le fait de frapper, ou d’insulter. Bien-sûr que les violences physiques et verbales sont inadmissibles et doivent être sanctionnées. Cependant, elles ne sont que l’une des faces visibles de l’iceberg de la maltraitance. Ce que je souhaite aborder dans cet article c’est l’ensemble des ces gestes au quotidien qui sont maltraitants et qui pourtant sont bien présents.

La Maltraitance, notions de base :

Rappelons la définition de la maltraitance établie par le Conseil de l’Europe, en 1987, a défini la maltraitance de la façon suivante : « tout acte ou omission commis par une personne, s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière. ». En 1992, le conseil de l’Europe a proposé une classification des actes de maltraitance. Ils peuvent se retrouver sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

D’après la Haute Autorité en Santé (HAS) la bientraitance, principe contraire de la maltraitance, correspond à « l’ensemble des démarches collectives pour identifier l’accompagnement le meilleur possible pour l’usager, dans le respect de ses choix et dans l’adaptation la plus juste à ses besoins ».

La répétition dans les équipes

Pour être bientraitant, il faut bien entendu être vigilant à l’ensemble des actes petits et grands du quotidien. L’idée que je souhaite développer dans cet article c’est l’ensemble de ces gestes, et attitudes qui peuvent être rectifiées avec bienveillance grâce à l’analyse des pratiques notamment.

Les équipes participent quotidiennement à véhiculer (ou pas) les bonnes pratiques. J’ai été alerté par l’un des groupes que j’anime d’une situation qu’ils ont appelé : REPETITION. Cette répétition dont ils me faisaient part concernaient des postures inadaptées et douloureuses pour les résidants de leur établissement. Ces postures inadaptées ont été reprises et réexpliquées à plusieurs reprises par certains membres de l’équipe thérapeutique et éducative. Malgré ces rappels, il s’avère que plusieurs professionnels (heureusement peu nombreux) continuent à mal positionner les résidants, et provoquent ainsi des postures douloureuses.

Après avoir échanger sur la communication, et sur la compréhension des consignes, l’analyse de la situation nous a orienté sur l’acception par une partie de l’équipe présente de ces situations à répétition. Ils sont lassés de répéter, et préfèrent rectifier les postures plutôt que de dire les choses.

Leur lassitude était grande. Ils étaient résignés.

La résignation premier pas vers la non-bientraitance :

L’objet d’une partie du travail de cette séance a été alors de les aider à comprendre ce qui était en train de se passer : une caution à la première marche de la maltraitance : la négligence. Avec beaucoup de bienveillance et j’espère de douceur, j’ai tenté de ramener le groupe vers cette réalité : ne rien dire, ne rien faire c’est accepter et donc cautionner cette situation de maltraitance.

Il a fallu tout d’abord reprendre ce qu’était la maltraitance et rappeler que mal positionner des résidants dans des postures douloureuses est un acte maltraitant. C’est bien entendu cet acte qui est maltraitant. Il a été pour moi très difficile (dans le sens de la bienveillance engagée que je souhaite maintenir) de leur dire que ne rien dire et laisser faire était aussi un acte maltraitant. En effet ce groupe est plein de bienveillance, mais la réalité était bien là. Il était important qu’une personne neutre leur rappelle le cadre de la bientraitance, et de la maltraitance.

Une fois que le groupe a accepté de valider que cet acte relevait bien de la maltraitance mon travail ne s’est pas terminé là. J’ai accompagné le groupe pour qu’il se redresse et n’accepte plus à l’avenir ce type d’acte. Ce travail a nécessité un véritable travail de contenance, car il a fallu clairement travailler sur l’association du silence et de la caution à la maltraitance.

Mon travail n’a surtout pas consisté à travailler sur leur procédure, ou tout autre outil institutionnel, mais sur leur posture, leur acte et leur présence en tant que professionnel qui doit se redresser et penser avec une bienveillance engagée. J’ai accompagné l’équipe à se réveiller, à penser en tant que JE SUJET, et non comme un membre d’un groupe qui ne voit rien et ne fait rien.

L’espace de l’analyse des pratiques : un outil magique :

Je mets ce mot de magie car effectivement au fur et à mesure de la séance l’équipe s’est redressée tant physiquement que moralement. J’accompagne cette équipe depuis plus de trois ans et elle me fait confiance : c’est fondamental dans ce type de travail. Sans cette confiance il n’est pas sûr que l’équipe se soit confiée, et ait acceptée cette démarche. Il est important de le rappeler : sans la confiance rien n’est possible entre l’animateur du GAPP et le groupe.

Une fois la confiance installée l’outil GAPP permet effectivement de travailler sur des problématiques graves et d’aider les équipes à ne jamais accepter ces glissements comme la maltraitance. L’animateur dans cet espace a pour rôle d’apaiser les esprits, de redynamiser l’équipe dans une espace bienveillant.

En Savoir plus sur l’Auteure: Belinda INFRAY
Intervenante en Analyse des Pratiques

Formation de la “Maltraitance” à la “Bientraitance”

Repérer, Veiller, Anticiper,Prévenir…

Thème important et récurent dans le secteur, nous accompagnons vos équipes afin qu’elles intègrent les dispositions légales et contribuent de manière constructive aux évolutions utiles.

  • : Intra-Etablissement
  • : Travailleurs sociaux, Équipe pluridisciplinaire
  • :
    • Intégrer les dispositions légales (loi du 2 janvier 2002), les instructions ministériels 2007 et les recommandations de l’Anesm visant les conditions d’accueil et les droits du public fragilisé au sein des établissements du champ médico-social ainsi que la sensibilisation des professionnels aux nouvelles dispositions législatives.
    • Préciser le concept de « Bientraitance » et de « Maltraitance » – Repérer les situations professionnelles concernées.
    • Intégrer de nouvelles actions favorisant la participation des usagers.
    • Établir les base d’une charte prenant en compte les repères essentiels liés aux actes professionnels favorisant la « Bientraitance ».
    • Poser les bases d’un plan de prévention et d’évaluation de la « Maltraitance ».
    • Développer de nouvelles compétences relationnelles favorisant le respect de la personne, son bien-être psychique, affectif, intellectuel. Mettre en œuvre des règles d’hygiène relationnelle
  • :

    1. Intégrer les dispositions légaux

    • Présentation des textes – Les principes éthiques
    • Les pratiques professionnelles et la loi

    2. Les concepts de « »Bientraitance» » et « Maltraitance » , les situations et les pratiques professionnelles nécessitant une réflexion.

    • L’observation
    • Les indicateurs de «Maltraitance»
    • Les différents types de « Maltraitance »
    • es facteurs et contexte de «Maltraitance»
    • La communication verbale, para verbale et non verbale

    3. Comprendre les mécanismes humains, relationnels et institutionnels sous-jacents aux situations de «Maltraitance»

    • La prise en compte des besoins de la personne
    • De la dépendance à l’autonomie et à la responsabilisation
    • La différenciation de l’intention et du comportement
    • Les jeux et enjeux dans la relation
    • Symétrie et asymétrie des positions
    • Disposer d’outils d’analyse et de compréhension des situations
    • Les bases d’une écologie relationnelle

    4. Accroitre sa qualité relationnelle et développer de nouvelles compétences de communication

    • L’écoute et ses différents paramètres
    • La qualité relationnelle, ses facteurs, ses moyens
    • La distinction de l’être et du faire, de l’identité et des capacités, de la personne et du handicap…
    • La prise en compte des besoins, des sentiments et des demandes
    • Savoir favoriser l’expression des personnes
    • Les différentes postures d’accompagnement
    • La communication non violente

    5. Prendre en compte les éléments systémiques

    • Le système familial et ses répercussions
    • L’institution, son histoire, sa culture, sa mission, son organisation…

    6. Prévenir les risques et installer les conditions de la «Bientraitance»

    • Répertorier les situations à risque dans l’établissement
    • Mettre à jour les actions nécessaires à la pérennisation de la bienveillance et de la «Bientraitance»
    • Intégrer la démarche dans les écrits professionnels et dans les différents projets
    • Renforcer et développer la participation des usagers
    • Poser les bases d’une charte intégrant les repères essentiels favorisant la « Bientraitance » et déclinant les bonnes pratiques en la matière
    • Préparer l’élaboration d’une grille d’évaluation signalant par des indicateurs concrets la sortie d’une dynamique de « Bientraitance »
  • :
    • Apports théoriques
    • Apports techniques
    • Mises en situations
    • Partage de ressources
    • Support de formation
  • :

    Professionnel d'expérience du secteur

  • : 4 journées
  • : 14 Personnes
  • :

    Sur Devis

  • Cadres en Mission
  • 144 Rue Paul Bellamy
  • Nantes
  • 44000
  • : cadres-en-mission@analysedespratiques.com
  • : 06 62 78 25 67

Formation « de la maltraitance vers la bientraitance »

La maltraitance reste une thématique difficile à aborder car complexe et parfois négligée ou ignorée.

Aucun des agents au sein de l’institution n’a l’intention de nuire à des enfants ou adultes vulnérables mais des comportements, agissements ou des organisations violentes.

Les intervenants sont souvent mis en difficulté dans leur pratique et le risque de maltraitance est donc réel et nécessite de pouvoir y faire face.

Cette formation se veut accompagner les professionnels comme les bénévoles ou les cadres de santé dans la compréhension que seules la banalisation et le silence, qui abandonnent la personne vulnérable à son sort, sont réellement à redouter.

Or il existe plusieurs façons de ne pas ou plus supporter la répétition et l’aggravation de ces actes de maltraitance à tous niveaux.

  • : Intra-Etablissement
  • : Tous les intervenants du secteur médicosocial : Professionnels, bénévoles, encadrement, Directeur, intervenants extérieurs
  • :
    • Le cadre juridique de la maltraitance
    • Les processus de maltraitance et ses implications
    • La méthode CLeRE comme outil de bientraitance
    • Le repérage des situations difficiles

    Les acteurs de la bientraitance et la prévention sur le lieu de travail

  • :

    Jour 1

    1) Clarifier sa perception envers la maltraitance et la bientraitance

    • Tour de table individuel : et présentation et attentes
    • Les fondamentaux de l'accompagnant : jugements perceptif et de valeur

    2) Définitions – cadre législatif et règlementaire :

    • Maltraitance et bientraitance
    • Textes de loi
    • Code civil
    •  Code pénal
    • Code de l'action sociale et des familles
    • La protection des salariés

    3) Repérage de la maltraitance active et passive

    • Installation du processus par identification des risques
    • Causes et facteurs favorisant différentes formes de violence
    • Signes particuliers : qui maltraite ?
    • Les dangers prévisibles

    4) Méthode CLeRE outil de bientraitance

    • Les cinq dimensions
    • Exercice : je vous parlerai si...
    • Questionnaire sur les dimensions et partage de groupe

    Jour 2

    Mini synthèse de la veille

    1) Le stress et ses 7 effets

    2) La zone d'équilibre comme facteur de bientraitance

    • Ni dominant, ni dominé
    • La gestion de ses émotions
    • Exercice : je peux me sentir dominé quand...

    3) L'approche des situations difficiles

    • Les pratiques professionnelles à risques en situations tendues
    • Le positionnement adapté
    • Les dangers prévisibles

    4) La bientraitance durable : conditions et modalités

    • La nécessaire vigilance
    • La qualité du lien professionnel

    L'implication et la responsabilité en qualité de professionnel

  • :
    • Les méthodes sont actives et s'appuient sur des situations concrètes vécues dans un bus.
    • Exposés, discussions, tests, analyses de cas vécus, exercices de sensibilisation et mises en situation, se succèdent.
    • Les documents pédagogiques remis reprennent les nombreux thèmes abordés.
    • Un questionnaire d'évaluation de la prestation sera à remplir par chacun des participants.
    • Un processus d'évaluation des effets de la formation et du transfert des acquis dans la pratique sera également proposé aux participant(e)s sous la forme d'un questionnaire incluant des aspects théoriques et pratiques sur la thématique traitée.
  • :

    Louis Marie BLANDIN

    Consultant formateur et praticien en psychothérapie certifié

    intervenant sur les thématiques suivantes :

    • La prévention des risques psychosociaux en entreprises et institutions
    • Création d'espace d'écoute et de soutien psychologique en entreprises
    • Formations en gestion du stress, gestion émotionnelle en situation tendue, risque alcool et drogues au travail, gestion de l'agressivité face au personnel soignant, harcèlement moral, maltraitance, etc.
    • L'analyse de la pratique des salariés, travailleurs sociaux et encadrants
    • La supervision d'équipe
    • L'animation de groupes de paroles à vocation thérapeutique et psychopédagogique
    • L'accompagnement des personnes en reconversion professionnelle et sociale
  • : 2 jours consécutifs
  • : 10 personnes
  • :

    1200€ la journée + frais de déplacement

  • Société Monday Consultants
  • 7 RUE DU PERCHE
  • 76130
  • MONT ST AIGNAN
  • : lmblandin@gmail.com
  • : 00 33 (0)6 14 31 61 37

Promouvoir la Bientraitance

Rapport : Promouvoir la bientraitance dans les établissements de santé (Ministère du travail, de l’emploi et de la santé)

Le présent rapport fait partie des trois missions confiées dans le cadre du dispositif « 2011, année des patients et de leurs droits », dont le thème principal porte sur le droit des patients et de leurs proches dans les établissements de santé. Ce rapport s’intéresse plus particulièrement à la lutte contre la maltraitance et au développement de la « bientraitance » dans le secteur médico-social.

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