
Madame LEMESRE, vous êtes Superviseur en travail social et Présidente d’une association de superviseur. L’analyse des pratiques professionnelles est votre quotidien .
Tous les professionnels en relation avec l’usager: Le champ est large. Si nous faisons un retour historique, les groupes Balint ont été mis en place entre médecins pour leur permettre de réfléchir à leur pratique.
Nous avons eu ensuite le case Work qui nous est venu des États Unis basé sur la relation d’aide et l’approche psycho social, de là sont venus les premiers superviseurs en travail social.
La supervision est nécessaire pour les professionnels afin de prendre du recul face à des situations complexes.
Relire sa pratique avec l’aide d’un tiers extérieur démontre une maturité professionnelle.
C’est une sécurité pour les usagers et les institutions de part la réflexion des salariés.
L’analyse de pratique permet la Bientraitance de l’usager, et permet d’éviter les risques psychosociaux.
Après un tour de table sur l’ici et maintenant, un ou deux situations(selon la durée de la séance)sont choisies collégialement et mises au travail.
Il peut être décider à la fin d’une séance qu’un participant propose une situation pour la séance suivante.
Selon les groupes, les situations différents outils peuvent m’aider comme l’AT, la CNV,la PNL, j’aime à utiliser différents outils, l’analyse de pratiques n’est pas un lieu de formation spécifique, c’est le groupe qui nous guide. Il m’arrive de travailler la communication, le génogramme si cela peut aider à débloquer une situation.
Pour moi, la réussite,c’est quand un groupe est vite au travail amène des situations et se posent des questions. Quand les questions se croisent entre participants, que la confiance est acquise, alors le GAPP est bien installé..
Être superviseur, avoir exercé sur le terrain, avoir été soi-même supervisé, être toujours supervisé.
Sinon, nous sommes tous des personnes singulières avec des approches et des cultures différentes ce qui fait la richesse de ce site.
Pour moi, être à l’écoute, respectueuse des professionnels.
J’ai un regard positif et je vois toujours les professionnels en croissance..
J’adore ce que je fais, j’y crois.
Présidente d’une association de superviseur, j’aurai tendance à dire,venez partager avec nous, travailler sur la supervision, pouvoir en parler.
Chaque groupe est différent et parfois il arrive qu’il mette l’intervenant en difficulté, d’où la nécessité de pouvoir partager en cas de difficulté.
Nous pouvons être mis en miroir et être englobé dans les situations, perdre notre objectivité, surtout ne pas rester seul.
Oui, elle est nécessaire pour rendre visible notre travail en /