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Articles marqués avec ‘Gestalt’

Formation d’intervenants gestaltistes en organisation

Formation d’intervenants pour l’analyse des pratiques professionnelles

Cette formation de 4 x 3 jours a l’objectif de vous rendre opérationnel pour élaborer et animer des dispositifs collectifs, tant en analyse des pratiques en organisations qu’auprès de groupes professionnels. Elle s’appuie sur 5 formateurs expérimentés en intervention en entreprise ou en institutions, avec une posture gestaltiste. Tout au long de cette formation didactique et expérientielle, vous apprendrez à utiliser le groupe et l’analyse des processus relationnels pour mettre à jour les difficultés professionnelles des professionnels et leur permettre d’avoluer et de trouver leurs solutions.

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    • formation en 4 sessions à Limoges dans les locaux de l'ILFG :
    • du 21 au 23 février 2019
    • du 23 au 25 mai 2019
    • du 3 au 5 octobre 2019
    • du 13 au 15 février 2020
  • : Ouvert aux professionnels de l’accompagnement ayant une base de la théorie gestaltiste, psychothérapeutes, gestalt-thérapeutes, gestalt-praticiens
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    Les objectifs de la formations sont :

    • Clarifier la posture d'accompagnant professionnel en organisation
    • Savoir élaborer, proposer, vendre, animer et évaluer un dispositif d'accompagnement des pratiques professionelles
    • Connaître les différents positionnements et dispositifs d'analyse de la pratique
    • Pouvoir s’appuyer sur la pratique gestaltiste pour déployer les situations des professionnels en entreprises, institutions...
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    • Connaître la définition et les modalités d'analyse de la pratique professionnelle
    • Analyser la demande en tenant compte des parties
    • Construire un dispositif d'intervention
    • Apprendre à présenter et vendre son offre
    • Définir et poser un cadre sécurisant et efficace
    • utiliser une posture et des outils pour l'animation du groupe en entreprises et en institutions
    • Evaluer et rendre compte de son intervention
    • Utiliser les outils et la posture gestaltiste à toutes les étapes de l'intervention
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    La méthode est celle d'une formation didactique, elle s'appuiera sur les retours d'expériences des stagiaires et des formateurs et des mises en situations pratiques. La théorie émergente s'appuiera sur des expérientiels.

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    Francoise Levesque

    Après un parcours en tant qu’éducatrice spécialisée, Françoise Levesque travaille en Gestalt thérapie et Analyse junguienne. Elle a une grande expérience du travail en institutions et en entreprises.
    Actuellement elle exerce en qualité de Gestalt-thérapeute à Angers mais aussi comme formatrice, superviseur et coach en Process communication management. 

    •  Membre titulaire de la SFG
    • Membre titulaire FF2P
    • Membre de l’EAGT et de l’Association Européenne de Psychothérapie.
    • Master en psycho éducation (Université de Montréal)
    • DESS en Ingénierie de formation (Université Paris 1, Panthéon Sorbonne)

    Philippe Castan

    Après un parcours en en tant que manager en entreprise, Philippe Castan exerce en tant que coach et Gestalt-thérapeute auprès de particuliers et d'organisations

    • Gestalt-thérapeute en cours de certification Gestalt+
    • Praticien Appreciative Inquiry,IFAI (Institut Français d’Appreciative Inquiry)
    • Certification MBTI (Myers Briggs Type Indicator), OPP France
    • Diplôme d’Université Master1 « Coaching Professionnel : pratiques de l’accompagnement », Université Catholique de l’Ouest
    • Ingénieur ENSBANA

    Isabelle SOULAT

    Après 20 ans en qualité d'ingénieur, Isabelle Soulat est maintenant Directrice de l'ILFG, formatrice en gestalt-thérapie, thérapeute et accompagne des groupes professionnels en institutions médico-sociales.

    • Gestalt-thérapeute certifiée, titulaire du CEP
    • membre titulaire FF2P
    • Ingénieur agronome

    Didier Nouvelle

    Après avoir longtemps accompagnés des publics fragiles en institutions médico-sociales, Didier Nouvelle est psychothérapeute, gestalt-thérapeute et superviseur. il exerce tant auprès des particuliers qu'en institutions pour des analyses de pratiques, de la supervision et de la formation.

    • Membre Titulaire Agréé par le SNPPSY
    • Inscrit au registre des psychothérapeutes professionnels à l’AFFOP.

    Patricia Jean

    • Directrice de CMS
    • Formatrice au soin humanitude
    • Gestalt-praticienne en gestalt
  • : 16 Stagiaires
  • : 12 jours 84 heures
  • : 2 340 € si prise en charge - 1 860 € tarif individuel
  • : ILFG
  • ILFG - Institut Limousin de Formation et de Gestalt-thérapie
  • 5 Rue d'Isly
  • Limoges
  • 87000
  • : isa.soulat@orange.fr
  • : 06 42 11 85 60
  • : Tout stagiaire aura un entretien avec la responsable pédagogique pour valider son inscription (dans nos locaux ou par skype). Les stagiaires s'engagent à rechercher au moins un client pendant la durée de la formation.

L’Analyse des Pratiques Professionnelles, le Photolangage® et la Gestalt

Je vais relater ici une séance d’APP avec l’équipe pluri professionnelle d’un établissement recevant des jeunes, équipe composée d’éducateurs spécialisés, enseignants, éducateur sportif, maitresses de maison. Je vais dérouler pour vous cette séance utilisant le média Photolangage® et s’appuyant sur des éléments théoriques en lien avec ce média et l’approche gestaltiste.

Lors de la première rencontre avec ces professionnels, après avoir pris le temps nécessaire pour poser le cadre, échanger sur les représentations, je leur demande de me présenter leur public accueilli. Je perçois, j’entends dans le discours une présentation de celui-ci avec une non possibilité d’évolution, un regard fataliste à leur égard. Ils disent « Je sais ce qu’il va advenir à la sortie de l’institution ». Il s’agit d’un futur projeté par les professionnels. Quelle possibilité d’évolution a le résident accueilli ? En posant les choses ainsi, on continue à le regarder sous un certain angle où pas de possibilité d’en sortir. Un dilemme est présent : en même temps, les professionnels ont le désir que les jeunes évoluent, en même temps, ils ne croient pas à une évolution pour eux. Ils « configurent » l’autre en fonction de leur représentation de lui. Quelles possibilités, quelle liberté sont laissées à l’autre d’être différent de ce futur projeté ?

Le gestalt thérapeute utilise le dialogue herméneutique en relation avec une personne. La possibilité que l’autre ait sa raison est le cœur de l’herméneutique (Hans Georg Gadamer 1900-2002). Nous devons pratiquer la suspicion par rapport aux évidences lorsque nous accompagnons des personnes. Paul Ricoeur va également dans ce sens, « il faut aller à l’école de la suspicion pour détruire les illusions de la conscience naïve », dit-il. Dans le dialogue herméneutique, on se situe dans un JE-TU en dialogue avec un CELA, qui sera pour la séance suivante, un objet médiateur visuel.

Je décide donc la fois suivante de démarrer la séance par une séquence Photolangage® .

Une séquence Photolangage® se décline en 4 étapes et le choix des photos se fera à partir de la consigne suivante : »On dit parfois « les dés sont jetés ». On dit aussi « tout n’est pas joué ». Parlons–en avec deux photos ».

Ce dispositif Photolangage® est intéressant puisqu’il y a mobilisation de la pensée en images qui fait réagir la personne à partir de ses images intériorisées et des affects qui les accompagnent. L’animateur de ce type de séance invite les membres du groupe à réagir, à dire ce qu’ils voient de semblable ou de différent, à propos de la photo. Le sujet s’inscrit dans un processus de subjectivation, car il est amené à exprimer devant le groupe sa propre vision du monde et de lui-même. Il le fait en s’appuyant sur le groupe mais aussi en se différenciant des autres. « La médiation n’est pas interprétative, ni même occasion à formuler une interprétation, elle se définit par un espace intermédiaire de confrontation des différences et de rencontre des ressemblances … » (Claudine Vacheret in « Photo, groupe et soin psychique », Presse Universitaire de Lyon, 2000). L’objet médiateur réapprend au sujet à parler, à associer, à relier. De plus, il y a tout l’intérêt du groupe. Le groupe, comme la mère, n’a-t-il pas dans sa dimension apaisante un rôle qui serait à rapprocher de la fonction de « détoxication » des projections telles que W.R. Bion la conçoit ?

Détoxiquer les projections reviendrait à permettre au sujet d’introjecter en retour ce qui lui revient, afin de se le réapproprier. Cela amène un débat et fait cheminer chacun. Le travail associatif s’enrichit de la pluralité des échanges. On arrive alors à la prise de conscience de la subjectivité de ses perceptions, de la relativité de ses représentations et le groupe parvient ainsi à la construction d’un imaginaire groupal.

Des liens éventuels peuvent être opérés par le sujet soit dans l’Ici et maintenant du groupe, soit dans l’après coup du travail de groupe et ce en fonction de ses propres mécanismes de défense et résistances du moment.

La présentation des photos choisies individuellement au reste du groupe permet de faire émerger un certain nombre de figures chez les professionnels. Après l’ensemble des présentations, un professionnel amène la situation d’un jeune. Cette situation m’amène à évoquer auprès des professionnels le stade du miroir (décrit par Wallon et Lacan ensuite) et le miroir au sens de ce que l’équipe réfléchit, renvoie (de la même manière que des parents le font d’ailleurs). De plus, en qualité de Gestalt thérapeute, où nous nous impliquons dans la relation, je fais part également de mon regard.

Et la boucle est bouclée par rapport à l’observation du début de cet article : Qu’est ce que les professionnels donnent à voir d’eux ? Qu’est ce qu’ils réfléchissent ?

L’échange via l’objet médiateur a permis une réflexion et un réajustement des représentations des professionnels afin de porter un regard renouvelé et plus juste sur les jeunes dont ils prennent soin.

Mireille ALLEE – allee.mireille@gmail.com

Approche gestaltiste et Analyse des Pratiques

Approche gestaltiste de la conduite d’un accompagnement en « Analyses des Pratiques Professionnelles »

« Mise en perspective et éléments méthodologiques »

1.Analyse des pratiques : définitions

Avant d’aborder ce qui fera la singularité d’une telle approche, il convient de prime abord de définir ce que l’on entend par analyse des pratiques, en tant que modalité d’accompagnement d’un groupe réunissant des professionnels de l’intervention médico-sociale ou sanitaire. Le groupe d’analyse des pratiques est un espace de parole pouvant se déployer dans un cadre aménagé à l’intérieur même d’un cadre professionnel. Ce cadre présentant à la fois des aspects tangibles mais également symboliques propices à la libre expression, voire à la libre association d’inspiration psychanalytique, permet à chacun d’exprimer son vécu subjectif à partir des situations professionnelles rencontrées. Les échanges dans le groupe et avec les individualités de ce groupe (y compris l’animateur), favorisent une forme d’écoute propice à des prises de conscience sur le comment de sa(ses) pratique(s). Un travail particulier d’inspiration psychanalytique accompagné par un Gestalt praticien peut s’opérer à partir des croyances, représentations, résistances de tout un chacun. Les interactions entre participants et les résonances pour chacun d’entre eux sont les principaux matériaux à partir desquels s’élabore du sens (signifiant et signifié).

2.Fondements et notions de base d’une approche Gestaltiste de l’Analyse des pratiques

Inspirée de différentes théories issues de la Gestalt-Thérapie notre approche s’appuie sur l’expérience suivie d’un groupe. Elle se veut avant tout interactive et prend en compte les situations en cours, telles qu’elles se déroulent, sans vouloir nécessairement rejouer ou restituer une situation professionnelle, sans vouloir figer des pratiques mais davantage en cherchant ensemble par le biais des interactions un ajustement créateur. Cette approche peut être complétée éventuellement d’autres telles que l’Analyse Systémique ou encore de la PNL… Agissant dans l’expérience en ayant recours à ses différentes ressources, le participant est mobilisé aussi bien sur les plans cognitif et comportemental que dans l’écoute des émotions et du ressenti corporel.

Les Sept notions de base :

  1. maintenant et comment : Nous attachons de l’importance avant tout à la situation concrète : le  » comment ça se passe  » dans l’ici et maintenant
  2. le processus : Notre regard porte non pas tant sur ce qui se dit ou se passe, mais sur comment ça se dit ou ça se passe, et surtout comment les choses évoluent. Il ne peut aboutir à un constat qui figerait une fois pour toute une injonction à faire ou à être mais à une mobilisation et à une acuité accrue sans cesse à enrichir.
  3. l’awareness : Une vigilance est apportée à l’ensemble des aspects de la situation, factuels et relationnels, explorant davantage l’infraverbal
  4. la frontière-contact : Un intérêt particulier est porté à ce qui se passe entre moi et l’autre, entre l’usager et l’intervenant,
  5. champ et système : Nous n’analysons rien de manière isolée ; nous recherchons une perception globale et synthétique de l’ensemble et de ses parties en interactions …
  6. l’ajustement créateur : Il ne peut y avoir ni adaptation passive, routinière à l’environnement ou à l’autre, ni créativité « débridée » sans prise en compte du contexte, mais doit s’installer un ajustement libre et permanent.
  7. le cycle de l’expérience : Il s’agit de repérer et respecter les phases habituelles de tout cycle de contact : pré-contact (avant de rentrer en relation), engagement sur la meilleure manière de rentrer en contact, contact souple (avec action et interaction), désengagement au moment propice (ni trop tôt, ni trop tard), assimilation de l’expérience (en vue du prochain contact ou échange).

Les dimensions fondamentales de l’analyse des pratiques:

La Prise en compte de « l’être-aidant  » dans sa globalité (possédant différentes ressources d’ordre corporel, émotionnel, cognitif, interactionnel, éthique) Chaque situation relatée ou revécue dans le cadre du groupe est de par sa nature subjective non interprétée, encore moins évaluée/jugée par les pairs. Car l’analyse des pratiques, en tant que telle est une expérience en soi, où les participants à la séance privilégient non pas la recherche de causes, ni même un raisonnement hypothético-déductif de résolution de problèmes mais davantage l’observation d’un processus au cours duquel l’implication maximale, voire amplifiée, peut par les résonances engendrées chez les autres participants développer une compétence collective, par un effet de mise en synergie. Le dispositif nécessairement s’articule avec les moyens/ressources de l’environnement professionnel d’une part et la mise en œuvre d’un projet d’autre part. La pratique est resituée ainsi dans un contexte, dans un environnement où interagissent différentes données.

3.Méthodologie de conduite d’une action d’ »Analyse des pratiques »

 Les Objectifs

Les principaux objectifs visent le ressourcement (prévention de l’épuisement professionnel) et la professionnalisation notamment à travers la possibilité qu’offre cet espace pour :

  • prendre du recul
  • réfléchir quant à sa pratique
  • construire collectivement des méthodes d’intervention ajustées
  • bénéficier d’apports théoriques et/ou méthodologiques

L’affiliation au groupe

Elle permet :

  • d’accueillir la souffrance psychique dans le cadre professionnel,
  • d’offrir un lieu de soutien et d’échanges autour de la pratique professionnelle,
  • d’amener chacun à conscientiser ses façons d’être et de faire avec l’autre, à regarder les perceptions, représentations et croyances qui sous-tendent son action
  • de conduire chaque professionnel à accepter une part de responsabilité dans ce qui peut advenir dans le cadre de la relation humaine (co-responsabilité), à mettre du sens sur son vécu professionnel et à devenir pleinement agissant (co-créateur) allant dans le sens d’une collaboration accrue, via l’interdisciplinarité et la transversalité.
  • de mener une réflexion à partir des thématiques émergeant de l’expérience ; par exemple la juste distance avec l’usager, le rapport à la souffrance, le sentiment d’impuissance, la prévention des risques psychosociaux, la gestion de conflits, les problématiques d’organisation et/ou de communication, comment établir une relation de confiance, où et comment poser les limites…

La définition et instauration du cadre des Interventions en « Analyse des pratiques »

Il importe, dans un premier temps, de définir :

  • Les règles du fonctionnement en groupe et avec le groupe (règles déontologiques, besoins individuels et besoins du groupe). Les séances sont obligatoires pour l’ensemble des personnes engagées à raison d’une séance mensuelle de 3 heures maximum généralement.
  • Le cadre spatial La salle mise à disposition sera « aménagée  » afin de procurer un climat propice à l’expression. Un espace type salle de cours (tables/chaises/vidéo projecteur/paperboard) pourra être maintenu dans cette même salle sans qu’il y ait à déplacer le mobilier pendant la séance.
  • Le cadre temporel : Il est important que les participants soient pleinement disponibles et dégagés au maximum d’autres tâches ou astreintes durant cette demi-journée.

La méthode s’appuyant sur le respect d’un  » cycle de contact  » qui dure 3h, les temps de pause sont inclus, de même que les temps de pré et de post-contact. NB : Certaines séances, pour des groupes distincts, pourront être conduites sur une même journée. Il existe, ensuite, des différences de représentations (et d’expériences) importantes quant à l’analyse des pratiques dès lors que cette modalité offre de nouvelles possibilités d’interactions, induisant par là même plusieurs niveaux d’échanges, d’où le besoin de repères temporels très précis quant au déroulement de l’action. Dans un premier temps, que l’on pourrait qualifier de pré-contact (ou mise en route) lors des 3 premières séances, il s’agira d’un travail d’élaboration et d’ajustement d’un  » fonctionnement avec et en groupe  » à partir d’un questionnement portant sur les désirs, besoins, attentes, demandes des participants. En concertation avec le commanditaire de l’action et après un rapport d’étape au terme de ces 3 premières séances, l’intervenant se donne pour objectif d’ajuster sa propre posture d’animation et de  » cibler  » ses apports théoriques selon les demandes exprimées, qu’elles soient centrées sur les usagers, leurs problématiques, les pratiques d’intervention ou davantage sur les relations d’équipe, les changements induits par les décisions institutionnelles, la pratique (comprise dans son acception  » culture-métier « )

Modalités pratiques et techniques mises en œuvre :

Liées à la méthode utilisée conçue pour un effectif de 8 à 12 personnes ; idéalement le groupe ne devra pas excéder 12 personnes. Les outils phénoménologiques et systémiques demandent la plus grande assiduité et la stabilité des groupes (après identification de ses membres dès la première séance de contractualisation), le processus se déroulant dans le champ de l’expérience du groupe. La méthodologie s’appuie sur :

  • Un Accueil de la parole émue, des émotions (ressenti psychocorporel) en lien avec la pratique professionnelle sans jugement, évaluation ou expertise de la part de l’animateur ou des pairs.
  • L’Observation des résonances pour chacun des membres.
  • Un Travail sur l’écoute et sur la dynamique de groupe : faire circuler la parole, faciliter les échanges, tout en favorisant l’implication personnelle.
  • une Co-construction d’une réflexion sur la pratique, la culture-métier, la relation d’aide, les rôles, les postures, les valeurs…

Les techniques utilisées s’inspirent des jeux de rôles sous forme de practicum ou encore du psychodrame dans le but d’expérimenter, de mettre à l’épreuve (au sens de révéler telle une photo qui se dévoile en laboratoire) une situation professionnelle pour prendre de la distance (changer le focus) Chacun pourra dès lors s’essayer à d’autres façons d’être et de faire. Changer de rôle permet de mieux comprendre l’usager ou encore d’explorer une modalité d’être avec différentes polarités (exemple réceptif/actif…) L’intervenant accompagnateur s’implique dans l’expérience du groupe en exprimant son propre ressenti, suggérant parfois des images métaphoriques, ce qui peut parfois être  » un miroir amplificateur  » de la personne ou du groupe. Par cette attitude, il invite chacun à s’impliquer personnellement. Pour accompagner la réflexion individuelle et collective, il interroge, demande des précisions, tente avec les participants de mettre à jour les soubassements de l’action, et fait part occasionnellement de sa propre expérience de la relation d’aide.

Le Dispositif d’évaluation des séances

Il comprend généralement :

  • Une note d’opportunité (faisant suite au premier temps dit  » d’analyse de la demande « )
  • Un rapport d’étapes au terme des 3 premières séances (problématique dégagée)
  • Un outil d’autopositionnement établi à partir d’un référentiel élaboré avec les participants et validé par un comité de pilotage.

Les données recueillies par le biais de cet outil (format Excel) resteront anonymes. De même leur restitution  » groupe par groupe  » restera à la discrétion du consultant. La formalisation de ces données permettra de qualifier, d’enrichir, de mutualiser et d’harmoniser les pratiques à partir d’items concernant la posture professionnelle, le positionnement de l’intervenant. Cet outil pourra ultérieurement générer l’identification d’un besoin individuel en développement des compétences. Il reste néanmoins élaboré dans l’optique d’une culture professionnelle commune pour identifier les valeurs partagées.

  • Des supports de communication et de conduite de réunion (voir intranet)
  • Un rapport final au terme de l’action (sur 10-12 mois)

Un article de Nathalie OLLIVIER
nouvel.arrimage@gmail.com

Coordonnées

A-FCC Analyse des Pratiques Professionnelles
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