La formation « Bientraitance en institution » vise à définir le cadre éthique, juridique et déontologique de la bientraitance au regard des recommandations en vigueur, afin de soutenir une culture de respect des droits et de la dignité des personnes accompagnées.
Elle poursuit comme objectifs d’identifier les situations de bientraitance et de maltraitance, d’en repérer les facteurs de risque et de savoir alerter ou signaler de manière adaptée.
Elle permet également de développer une posture professionnelle bientraitante, centrée sur les besoins, les attentes et l’autodétermination des usagers dans la vie quotidienne et dans les projets personnalisés.
La formation aide à élaborer une démarche et une stratégie institutionnelle de bientraitance, partagée par l’équipe pluridisciplinaire et intégrée à l’organisation, aux réunions et aux temps de réflexion.
Enfin, elle a pour objectif d’améliorer durablement la qualité de l’accompagnement, le bien-être des personnes accueillies et le fonctionnement des équipes grâce à des outils de prévention, d’évaluation des pratiques et de traitement des incidents.
Clarifier les notions de bientraitance, maltraitance, négligence et risques de maltraitance en institution.
Identifier les cadres législatifs, réglementaires et éthiques applicables dans le secteur sanitaire, social et médico-social.
Repérer les facteurs de risque et les situations-problèmes, savoir alerter et agir dans le respect des procédures internes.
Adopter une posture professionnelle bientraitante, centrée sur la personne, ses droits, ses besoins et son projet.
Construire ou renforcer une démarche institutionnelle de promotion de la bientraitance (outils, procédures, espaces de parole).
Dates en inter.
Aucun
Définir et illustrer la bientraitance et la maltraitance à partir de situations concrètes.
Situer sa pratique au regard des textes de référence (lois, recommandations de bonnes pratiques, charte des droits…).
Analyser une situation à risque, repérer les signaux d’alerte et choisir les modalités d’action adaptées (parler, tracer, signaler).
Mettre en œuvre des attitudes et communications bientraitantes au quotidien (langage, gestes, intimité, consentement, rythmes).
Participer activement à la démarche qualité-bientraitance de l’établissement (projets, protocoles, groupes de travail, retours d’expérience).
Programme JOUR 1 (7 h)
Matin (3h30) – Cadre et concepts
Accueil, attentes et recueil des représentations
Présentation de la formation et des participants.
Brainstorming : « Pour moi, la bientraitance c’est… ».
Formalisation des objectifs de la session.
Cadre juridique et éthique de la bientraitance
Textes de référence majeurs (droits des usagers, protection des personnes vulnérables, obligations des professionnels).
Principes éthiques (respect, dignité, autonomie, confidentialité, consentement, secret professionnel).
Enjeux institutionnels : responsabilité, qualité, image, climat de travail.
Notions clés
Bientraitance, maltraitance, négligence, maltraitance ordinaire, maltraitance institutionnelle.
Les différents types de maltraitance : physiques, psychologiques, financières, médicamenteuses, organisationnelles, numériques, etc.
Travail en sous-groupes sur des vignettes cliniques/situations concrètes.
Après-midi (3h30) – Analyse des risques et situations
Facteurs de risque et vulnérabilités
Facteurs liés aux personnes accompagnées (âge, handicap, troubles cognitifs, histoire de vie…).
Facteurs liés aux professionnels (fatigue, stress, représentations, habitudes, isolement).
Facteurs liés à l’organisation (sous-effectif, locaux, procédures, culture institutionnelle).
Repérage, alerte et signalement
Signes et indicateurs possibles de maltraitance.
Que faire quand on est témoin ou quand on a un doute ?
Différence entre alerte, traçabilité interne et signalement externe.
Étude de cas en groupe : analyse, décisions, rédaction d’une démarche d’alerte.
Travail sur ses propres pratiques
Auto-positionnement : « Où en suis-je dans ma pratique bientraitante ? ».
Identification de situations du quotidien posant question (toilettes, repas, déplacements, contention, paroles, humour…).
Mise en commun, analyse collective et pistes de changement.
Programme JOUR 2 (7 h)
Matin (3h30) – Posture bientraitante et relation d’aide
Posture professionnelle bientraitante
Attitudes de base : écoute active, empathie, reformulation, non-jugement.
Place de la parole de la personne accompagnée, prise en compte de ses choix et de son consentement.
Respect de l’intimité, de la pudeur, des rythmes de vie, de la singularité.
Communication et bientraitance au quotidien
Les mots qui blessent, les gestes qui rassurent : impact des micro-comportements.
Travail sur la communication verbale et non-verbale.
Jeux de rôle à partir de scènes de vie en institution :
Avant / après : transformer une situation « à risque » en situation bientraitante.
Débrief collectif, apports méthodologiques.
Après-midi (3h30) – Démarche institutionnelle et plan d’actions
La démarche de bientraitance à l’échelle de l’institution
Culture commune, valeurs partagées, projet d’établissement.
Outils possibles : charte de bientraitance, protocoles, procédures d’alerte, espaces d’analyse de pratiques, groupes de parole, supervision.
Rôle des encadrants, du collectif, des familles et des partenaires.
Outils de prévention et d’évaluation
Grilles d’auto-évaluation des pratiques.
Indicateurs qualité-bientraitance.
Retour d’incident, analyse systémique et actions correctives.
Élaboration d’un plan d’actions par les participants
Travail en sous-groupes par service ou par type de structure.
Identification de 2 à 3 priorités concrètes pour renforcer la bientraitance.
Définition d’actions, d’échéances et de responsables.
Restitution en plénière.
Synthèse et évaluation de la formation
Retour sur les objectifs initiaux et les acquis.
Tour de table : apports, points de vigilance, besoins complémentaires.
Évaluation « à chaud » et engagements individuels pour la mise en œuvre.
La formation repose sur une approche interactive et expérientielle, alternant apports théoriques concis (cadres légaux, concepts clés), analyses de situations réelles (vignettes, études de cas), travaux en sous-groupes et mises en situation (jeux de rôle).
Elle privilégie l’échange de pratiques et l’auto-positionnement des participants pour favoriser l’appropriation des postures bientraitantes. Des outils visuels (schémas, mind maps) et supports pratiques (grilles d’évaluation, modèles d’alerte) sont utilisés pour ancrer les apprentissages dans le quotidien professionnel.
Céline Djalem, psychopédagogue
L’évaluation formative est continue : quiz d’entrée/sortie sur les notions clés, analyse de mises en situation, restitution des travaux de groupe (plan d’actions).
Une évaluation sommative « à chaud » clôture la formation via un questionnaire structuré (apports, satisfaction, engagements).
La validation repose sur une attestation de formation délivrée sous réserve de présence effective aux 14h et participation active aux activités.
Un suivi optionnel à 3 mois évalue la mise en œuvre des plans d’actions via un court bilan écrit ou téléphonique.
Financement OPCO, FIFPL, FAFCEA...
Financement personnel
Siret : 94977548000013
NDA: 76820128682
Qualiopi : N° 1/111980.1
