Marseille, Gap, Paris, Metz, Verdun, Strasbourg, Bordeaux et alentours.
Formée à l’accompagnement professionnel à l’Université, dans le sillage des travaux de Michel Vial et Mireille Cifali, ma thèse de doctorat porte sur les leviers éducatifs favorisant l’émancipation des sujets.
Depuis plus de quinze ans, je pratique et transmets les processus à l’œuvre dans la relation éducative, afin d’aider les métiers de l’humain à appréhender la complexité des situations qu’ils rencontrent. Formateurs, éducateurs, parents, soignants, juges, managers… toute personne en questionnement sur sa place et sa posture — dans son travail, sa famille, son couple, ou face à elle-même — peut trouver dans cet accompagnement un espace de travail, d’ouverture et de transformation.
J’interviens dans des dispositifs variés, selon les besoins et les contextes :
Ma démarche est clinique, d’inspiration compréhensive, portée par un élan à la fois éclectique, subversif et profondément humaniste. Elle se déploie à la croisée des sciences humaines, de la philosophie, de la psychologie, de l’anthropologie, de la littérature, de la nature et de la poésie — toutes matières qui aident à vivre, penser, ressentir et rendre intelligible la complexité de l’expérience humaine.
Mes interventions visent la construction de repères solides, pour éviter les fausses routes, se situer dans son environnement sans s’y perdre, et développer un véritable pouvoir d’agir. Il ne s’agit pas seulement de « mieux faire », mais de moins subir.
Dans cette perspective, le travail sur soi constitue un levier essentiel, entre introspection et lucidité :
se connaître, comprendre son histoire, reconnaître ses vulnérabilités, accueillir son humanité.
Les mots deviennent alors des alliés, la parole et le corps de véritables outils de transformation.
Il s’agit d’une démarche vivante, profondément éducative : un chemin exigeant, parfois inconfortable, souvent libérateur.
Non pas pour devenir quelqu’un d’autre, mais pour devenir plus pleinement soi-même, s’assumer, incarner les valeurs qui nous portent — avec lucidité et liberté — dans un monde qui, toujours, nous répond.
Mes interventions sont incarnées.
Il s’agit souvent davantage de dé-formation que de formation au sens commun du terme : une invitation à déplacer les évidences, à questionner les cadres et à ouvrir des possibles.
J’ai à cœur de partir de ce qui travaille les humains, pour leur permettre de construire leurs propres réponses à leurs questionnements professionnels. Mes interventions sont avant tout des rencontres.
Il n’y a ni PowerPoint soporifique ni déroulé figé. Je veille à mettre en œuvre une pédagogie de la joie et des émotions, convaincue que le fait d’être touché est une condition pour pouvoir ensuite s’impliquer, chercher, approfondir et mettre en travail les concepts abordés, dans le face-à-face comme dans le côte-à-côte.
Je transmets toujours des supports après les séances : textes, podcasts, parfois des présentations. Même en analyse des pratiques et en supervision, ces espaces restent des lieux d’articulation entre théorie et pratique.
Je prête mes livres, je me rends disponible entre les séances pour échanger si besoin.
Je prends soin des relations, et des humains qui les font vivre.
Je n’ai ni outils ni méthodes exclusifs.
J’avance plutôt avec des repères, construits et éprouvés dans la rencontre, pour accompagner les humains à décrypter les situations qu’ils traversent, à rendre intelligibles leurs propres implications et à mieux comprendre les phénomènes humains dans leurs dimensions psychiques, sociales, anthropologiques et institutionnelles.
Je m’appuie sur des concepts opérants, non pas pour intellectualiser à distance, mais pour accélérer la compréhension de ce qui se joue, mettre des mots sur l’expérience et ouvrir des possibles là où tout semblait figé.
J’utilise des supports, bien sûr. Mais surtout, je travaille avec des exigences, des valeurs et une intention claire :
donner la main aux humains pour qu’ils puissent repérer ce qui leur pose problème, clarifier leurs zones de tension, et transformer leurs vulnérabilités en ressources professionnelles.
Mon allié principal est l’auto-évaluation, pensée comme un véritable outil-schéma au service de la construction professionnelle.
Une auto-évaluation non normative, non jugeante, qui soutient la réflexivité, favorise l’autonomie et permet à chacun de se situer avec justesse dans la complexité des situations.
Éducatrice de formation initiale, j’ai travaillé plusieurs années dans le champ de l’autisme et de la psychose, en protection de l'enfance et en milieu carcéral également. Je me suis rapidement retrouvée dans une posture inconfortable, en souffrance, traversée par de nombreux questionnements : la difficulté à travailler en équipe, la récurrence des dysfonctionnements institutionnels, mais aussi la nature même de la relation éducative.
Ces questions m’ont conduite à l’Université, à la rencontre des Sciences de l’éducation. Une rencontre décisive, passionnante, qui a profondément déplacé ma trajectoire. Je ne suis jamais retournée à mon poste d’éducatrice. Je suis restée sur le terrain, mais à une autre place.
J’ai alors engagé un long parcours dans cette discipline — que je dis parfois m’avoir sauvé la vie. Je n’ai jamais fait de thérapie, mais une « thèserapie ». Formée à l’encadrement, à la formation puis à l’accompagnement des équipes, j’ai finalement soutenu un doctorat en Sciences de l’éducation, portant sur les postures éducatives favorisant l’émancipation des sujets.
Depuis, je suis engagée dans la professionnalisation des métiers de l’humain, à travers la formation, la supervision et l’accompagnement des pratiques. Je continue à me former sans cesse, notamment par la lecture, pour élargir mon champ de vision et éviter toute forme de dogmatisme.
Je fuis les certitudes. Je préfère cultiver le doute, que je considère comme un moteur essentiel de l’ouverture à soi et aux autres.
Cf. CV
Goralczyk-Cenni, F. (2016). L’accompagnement professionnel, une posture spécifique relevant de l’évaluation située. Education permanente, hors-série Evaluation et certification, mars 2016.
Goralczyk-Cenni, F. Goloubieff, B. (2023). Problématiser pour développer le pouvoir d’agir en formation. Forum n° 63.
Goralczyk-Cenni, F. (2022). L’émancipation du sujet en formation : la professionnalisation passe par l’identification. Le sociographe n°77 ( mars 2022).
Goralczyk-Cenni, F. (2021). Matières à penser, Lien Social n°1293, avril 2021.
Goralczyk-Cenni, F. (2021). Interview dans « Echapper à l’usure », Lien social n°1286, janvier 2021.
Goralczyk-Cenni, F. (2019). Les coulisses d’un clinicien en APP. Revue VST, éditions Eres, septembre 2019.
Goralczyk-Cenni, F. (2015). Eduquer l’autre c’est travailler sur soi. Nantes : Les sentiers du livre.
"Frédérique a une capacité d'écoute et d'empathie très rare. Elle sait piquer là ou ca fait mal, tout en douceur, et nous donner la main pour assumer nos vulnérabilités et les travailler pour en faire des ressources. Sa façon de faire n'a rien à voir avec l'APP classique. On peut tout dire parce qu'elle peut tout entendre sans nous juger"
J’ai déjà participé à ce type d’ateliers auparavant, en crèche par exemple, et pour être honnête, je n’avais pas vraiment accroché. Il manquait ce petit quelque chose que Frédérique apporte avec elle. Grâce à elle, j’ai pu enrichir autant mon domaine professionnel que personnel. Ce qu’elle nous transmet m’a permis d’approfondir mes connaissances, mais surtout de prendre du recul sur mon comportement professionnel, sur ma façon d’être et sur mon développement personnel.
Les APP sont vivants et enrichissants. À chaque séance, je repars avec un sujet de réflexion et je me couche un peu moins bête. Merci infiniment à Frédérique pour son investissement, sa bienveillance et son intelligence qu’elle met à notre disposition.
Grâce à ses postures et sa subtilité, elle nous emboîte le chemin pour remettre en questions nos certitudes tout en apportant l'empathie nécessaire pour accepter cet inconfort et avancer sans s'effondrer.
Sa didactique est un élan éducatif ,
un apprentissage à la gymnastique intellectuelle pour identifier et articuler nos postures éducatives pour éviter les dérives, tellement simples à franchir dans les institutions éducatives.
Ce, au service de la relation éducative.
Parce que l'enjeu de la relation éducative, c'est bel et bien la relation comme elle nous l'apprend. En rencontrant Frédérique, j'ai rencontré une mentor.
La Clinique de l'éducation - SARL 920 246 691 000 33 - 4 rue Chaude 55160 Bonzée
Numéro de formateur : 44540422554
Portée par le Collectif 05 pour les certifications Qualiopi (pont neuf 05200 Saint Sauveur)