
Je dirige une école de service social préparant les étudiants au Diplôme d’État d’Assistant de Service Social.
Nous formons, en moyenne, 40 étudiants par an.
Au sein de l’Ecole de Service Social, nous sommes une équipe de 6 personnes (une direction/enseignante, 4 enseignantes et une coordinatrice pédagogique). [1.....]
Nous avons un fonctionnement très collaboratif et partagé. [2....]
J’ai pris mes fonctions, en tant que directrice, il y a 4 ans et dans le même temps l’équipe, s’est quasi intégralement renouvelée (départs à la retraite, fin de contrats…). Quant à moi je suis en poste depuis 17 ans mais sur des fonctions différentes.
Outre ces changements importants au sein de l’équipe, nous avons dû :
De ce fait, si l’équipe s’est montrée très impliquée et très solidaire, il n’en reste pas moins que cette période a été traversée dans la difficulté et entraine une fatigue et une lassitude importantes au sein de l’équipe.
En outre, nous assistons depuis plusieurs années à une transformation des profils d’étudiants (niveau très faible en français, manque d’intérêt pour la chose publique et/ou politique, difficulté de mise au travail…) qui vient confronter nos représentations, nos attentes et notre vision du métier d’Assistant Social et des futur.e.s professionnell.e.s que nous formons. Se rajoute à cela le basculement en distanciel qui a considérablement modifié nos pratiques.
Pour toutes ces raisons, il semble important pour l’équipe de réfléchir à la mise en place de temps d’analyse de la pratique.
Ces temps poursuivraient plusieurs objectifs :
En filigrane, il s’agit de permettre à l’équipe de retrouver du « souffle » et du « sens » dans sa pratique professionnelle.