
De manière globale, un soutien par l’échange de pratiques autour de situations est nécessaire afin de permettre aux agent.e.s d’accueil de mieux appréhender les sources de difficultés, de stress au travail et harmoniser leurs pratiques. Ce soutien doit également permettre de faire évoluer les postures professionnelles et éviter ainsi un épuisement professionnel.
Tout d’abord, le passage à la dématérialisation de l’ensemble des démarches administratives et d’accès aux droits et donc la fermeture de nombreux guichets ou réduction d’un certain nombre d’accueil physique dans les principales administrations (Préfecture, CAF, CARSAT, CPAM…) a eu un impact important sur le travail quotidien des agents d’accueil du CCAS ces trois dernières années. Cela se traduit par une sollicitation plus importante et un accompagnement soutenu dans la réalisation des démarches auprès d’un public qui n’est pas toujours autonome, faute de compétences numériques suffisantes ou de compréhension.
Par ailleurs, nous pouvons observer une complexité dans l’accueil, l’écoute et la gestion du public qui se présente dont les situations sont plus précaires ou qui présente des problématiques de santé mentale. De plus, certaines personnes manifestent un comportement agressif, lié en partie aux conséquences du retrait des autres administrations et du manque de liens humains pour réaliser les démarches. En effet, les situations de tensions relationnelles auxquelles les agentes d’accueils font face (frustration, impatience, stress, agressivité des usagers liés au contexte de dégradation de nombreux services publics) sont de plus en plus nombreuses.
A cela, s’ajoute la barrière de la langue d’une partie du public qui fréquentent les accueils et qui mobilisent plus fortement les agents en terme de temps et d’accompagnement.
Le CCAS de la ville décline l’ensemble de ses missions au sein des directions Action sociale gérontologique et Action sociale insertion qui développent leurs interventions en complémentarité et en transversalité, dans le cadre d’un projet global.
qui proposent à la fois un accueil de proximité, des accompagnements individuels ou collectifs auprès des habitants dans leurs problématiques de vie quotidienne et s'inscrit dans une dynamique de développement social local.
Le service Accueil, aides et accompagnement social développe des missions d’accueil général, d’accès aux droits et d’accompagnement social (domiciliation, aide sociale légale et facultative, accompagnement social RSA et APA, information budgétaire, problématique de logement/hébergement…)
L’équipe est composée d’une cheffe de service, de 5 travailleurs sociaux, de 2 agentes administratives et de 3 agentes d’accueil.
Les maisons de quartiers s'adressent à tous les habitant.es, avec une attention particulière en direction des familles et une attention pour les plus fragiles, en déclinant trois axes du secteur :
Les équipes des maisons de quartier sont composées d’une directrice, d’agent.es d’accueil, d’une agente de développement social et d’une CESF.
Sous la responsabilité de la directrice de la maison de quartier, l’agent.e d'accueil contribue à donner vie à un équipement de proximité, agréé "centre social" par la CAF de l'Isère et faire vivre le Projet Social du Territoire. Les agent.es d’accueil de maisons de quartier interviennent sur plusieurs missions : l’accueil inconditionnel des publics dans un climat de convivialité, l’orientation/l’information des habitant.es, l’écoute et la veille sociale, l’accompagnement des demandes et dans la réalisation des démarches administratives et d’accès aux droits des habitant.es de premier niveau, le suivi logistique et administratif du fonctionnement de la maison de quartier, le lien avec les partenaires et services.
Afin d’accompagner les agents d’accueil dans leurs pratiques, différents moyens et espaces sont mis en place :
Chaque agent.e d’accueil a pris du recul et se sent plus à l’aise de partager sur des difficultés rencontrées dans l’exercice de ses missions collectivement aux autres agent.es d’accueil, en équipe et à sa responsable.
La capacité d’écoute sociale des agent.es et les relations de qualité avec les usagers sont préservées. Elles identifient/formalisent les postures adaptées pour désamorcer des situations tendues ou de détresse et poser les limites de leur intervention.
Production d’un bilan annuel portant sur la mission et pouvant être force de proposition pour des actions, réflexions ou formation à mener par la direction