
Objectif général : offrir aux salariées un espace de parole sécurisé et confidentiel, animé par un tiers extérieur, pour prendre du recul sur leurs pratiques et améliorer la qualité de l’accompagnement.
Objectifs spécifiques :
Modalités attendues : 2 séances collectives par an, d’1h30 chacune, avec un groupe unique d’environ 10 salariées. L’analyse part de 2 à 3 situations apportées par les participantes à chaque séance, dans le respect de la confidentialité. L’intervenant remet un bilan écrit anonymisé en fin d’année à la direction.
Notre agence de Seine-Maritime est un service autonomie à domicile qui accompagne des personnes âgées et/ou en situation de handicap dans leur vie quotidienne : aide à la toilette, aux repas, à l’entretien du logement, accompagnement social et maintien du lien. Elle emploie une dizaine de salariées (aides à domicile, auxiliaires de vie) qui interviennent seules, au domicile des bénéficiaires.
Ce travail isolé les expose à des situations complexes : fin de vie, troubles cognitifs, comportements difficiles, tensions avec les familles, difficulté à poser des limites, charge émotionnelle. Les salariées ont peu d’occasions d’en parler collectivement, ce qui peut nourrir l’usure professionnelle, l’absentéisme et le sentiment d’isolement.
Nous souhaitons donc mettre en place des séances d’analyse des pratiques professionnelles (GAPP) : 2 séances par an et par salariée. Les séances sont collectives et réunissent l’ensemble de l’équipe en un seul groupe d’une dizaine de personnes, pour une durée de 1h30 chacune, soit 3 heures d’analyse des pratiques par salariée et par an. Elles se tiendraient sur le temps de travail, en dehors des interventions, dans nos locaux, à partir de janvier. Nous recherchons un intervenant extérieur ayant l’expérience du secteur médico-social et de l’aide à domicile.
L’intervention repose sur une approche de type analyse des pratiques professionnelles, d’inspiration clinique et centrée sur le groupe. L’intervenant n’est ni formateur ni évaluateur : il anime, reformule et garantit le cadre. Les réponses viennent du groupe, à partir de l’expérience des salariées. L’accent est mis sur la compréhension des situations (ce qui s’est joué, ce qu’elles ont ressenti, ce qu’elles peuvent faire autrement) plutôt que sur la recherche d’un coupable ou d’une solution unique. Le cadre est posé dès la première séance : confidentialité, non-jugement, parole volontaire, aucune remontée nominative à la direction.
Méthodologie
Chaque séance de 1h30 suit le même déroulé :
Les deux séances sont complémentaires : la première installe le cadre et traite les situations les plus urgentes ; la seconde permet de revenir sur l’évolution des pratiques et d’aborder de nouvelles situations. Un bilan écrit anonymisé, centré sur les thématiques abordées et non sur les personnes, est remis à la direction en fin d’année.
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