Les douces violences désignent les gestes, paroles ou attitudes du quotidien professionnel qui blessent la personne accompagnée sans qu'il y ait d'intention de nuire : presser un enfant qui mange lentement, parler de lui à un collègue en sa présence comme s'il n'était pas là, raisonner trop fort en lui changeant la couche, infantiliser un résident d'EHPAD, contraindre par automatisme plutôt que par nécessité. Concept élaboré par Christine Schuhl en 2003, les douces violences sont devenues une référence centrale de la réflexion sur la bientraitance dans les EAJE et les ESSMS.