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Présentation de La coopérative Lien Commun
Nous proposons plusieurs interventions, qui incluent l’accompagnement des équipes, la formation et la conduite de recherches participatives sur des sujets sensibles tels que la grande exclusion, les migrations, la violence, les discriminations, la prostitution …
Nous accompagnons des équipes et des projets en déployant des stratégies et modalités adaptées aux besoins des populations vulnérables et des professionnel·les et organisations qui les accompagnent.
En somme, notre coopérative aspire à un renforcement du soutien aux publics vulnérables, ancrée dans une démarche d’éducation populaire, vecteur de transformation sociale.
Focus sur l'analyse des pratiques professionnelles
Les travailleur·euses sociaux·ales évoluent aujourd’hui dans un contexte où la relation avec les personnes accompagnées peut s’avérer d’autant plus complexe que « les frontières entre souffrance sociale et souffrance psychique se déplacent » (Laville et Mazereau, 2021) et que les organisations se complexifient et, parfois, se précarisent.
Dans un tel contexte, l’analyse des pratiques professionnelles doit, selon nous, permettre à la fois le renforcement de la réflexivité des intervenant·es, la construction d’une professionnalité qui soit « « cette capacité issue de l’expérience, qui permet […] de respecter les règles du métier […] et de les transgresser afin de s’adapter aux situations » (Ravon et Vidal-Nacquet, 2018) et la performation des équipes, en permettant de « parler ensemble le métier de chacun » (Ravon, 2019).
Les fondamentaux éthiques de cette pratique reposent sur l’absence de jugement et la confidentialité des échanges, garants d’une expression la plus libre possible.
Dans notre pratique, nous prêtons particulièrement attention à l’accompagnement des épreuves de professionnalité.
Les apports théoriques que nous proposons pour favoriser l’intelligibilité des situations sont diversifiés et ajustés aux questionnements des professionnel·les tandis que la méthodologie employée pour garantir un cadre sécurisant et étayant au groupe, demeure rigoureuse et soignée :
· Choix des situations (situation nouvelle ou des nouvelles d’une situation déjà exposée pour suivi) ;
· Le Temps du récit : Exposé d’une situation puis annonce par la narratrice ou le narrateur de ses questionnements et ressentis ;
· Reformulation si besoin et mise en commun ;
· Le temps du questionnement : Questions et retours d’expériences des pairs ;
· Le temps de l’analyse : Propositions d’hypothèses et de grilles de lecture par les pairs puis par l’intervenant·e ;
· Relecture de la situation par la narratrice ou le narrateur ;
· Synthèse et conclusion par l’intervenant·e.
Nos interventions visent ainsi à faire émerger ce que Schon nommait “le savoir caché dans l’agir professionnel”. En créant le “praticien-chercheur”, elles entrouvrent la voie à une nouvelle façon de voir le travailleur, plus seulement guidé par un agir mais aussi par une réflexion sur son improvisation au quotidien.
Qui sommes-nous ?
La Scop Lien Commun a été fondée par Carole Gilles-Hézon et Marie Peretti-Ndiaye.
**Carole Gilles-Hézon** est gérante et consultante associée.
Elle a 20 ans d’expérience dans le champ de l’accueil-hébergement-insertion (AHI) en tant qu’éducatrice spécialisée puis cadre hiérarchique et technique à l’échelle départementale et nationale.
Diplômée en Science Politique et en Ingénierie Sociale, formatrice avec 10 ans d’expérience en formation initiale auprès d’éducateurs et d’ingénieurs en travail social, elle est également co-fondatrice de l’association En Herbe et conceptrice-
animatrice d’ateliers de jardinage à vocation thérapeutique en institutions sociales et médico-sociales.
Elle est actuellement référente administrative, référente handicap, référente sociale et formatrice au sein de la coopérative.
** Marie Peretti-Ndiaye ** est docteure en sociologie, chercheure associée aux travaux du CREF, Université Paris-Nanterre (sciences de l’éducation) et codirectrice de la collection Singulières Migrations (Presses Universitaires de Vincennes).
Elle a 5 ans d’expériences dans le conseil et le mouvement coopératif, 20 ans d’expériences dans la recherche et le pilotage d’étude, 15 ans d’expériences dans l’enseignement et la formation, notamment dans le champ de l’éducation populaire,
dont elle est issue. Ces dernières expériences lui confèrent une très bonne maîtrise de la pédagogie institutionnelle et des pédagogies actives. Elle a également 5 ans d’expérience dans l’évaluation (évaluations externes puis évaluation de la qualité des ESSMS). Elle est actuellement référente pédagogique, référente technique, formatrice et en charge du développement commercial au sein de la coopérative.
Aujourd’hui, le cadre d’un groupe d’analyse des pratiques peut s’appuyer sur des ressources variées et riches pour s’adapter aux groupes et à la complexité des situations vécues des participant·es : psychosociologie, sociologie dynamique des groupes, approche systémique, clinique, éducation spécialisée, anthropologie, sciences de l’éducation, etc. Comme le souligne Abdelmalek, “il s’agit de rendre les théories plus ouvertes, complexes et autocritiques, et aptes à dialoguer les unes avec les autres, en dehors de tout dogmatisme ou endoctrinement.” Nous nous appuyons sur les travaux du sociologue, Michel Autès, (1999), qui souligne que les métiers du travail social prennent appui sur trois dimensions : le savoir, le savoir-faire et le savoir-être.
Le savoir recouvre l’ensemble des connaissances théoriques et conceptuelles mobilisées en sciences humaines et sociales : psychologie, sociologie, pédagogie, anthropologie, etc. Il constitue la base intellectuelle indispensable pour comprendre les personnes, les groupes et les dynamiques sociales.
Le savoir-faire désigne l’application concrète de ces connaissances : techniques d'entretien, de relation, d'animation de groupe et de techniques éducatives empruntées aux sciences humaines, aux disciplines artistiques qu'ils et elles détournent pour poursuivre un objectif de transformation des personnes et des situations.
Le savoir-être renvoie quant à lui aux attitudes relationnelles et à l'engagement professionnel dans la relation à l'autre. ll suppose une posture réflexive, une connaissance de ses propres limites et des normes, ainsi qu’une capacité à identifier les écarts entre un modèle social et les pratiques individuelles.
Le travailleur social est donc soumis à un nécessaire travail de subjectivation qui met particulièrement en jeu le lien, la parole, le conflit et les limites.
Doctorat en Sociologie / DEIS / DEES
Peretti-Ndiaye et A. Prieur, 2025,La prostitution en Corse. Indices, modes et réalités contemporaines, Ajaccio, Albiana.
Peretti-Ndiaye 2024, « Postface. Racismes anti-Noirs en Afrique du Nord »,Revue Tumultes,n°63.
Peretti-Ndiaye et V. Dahan, 2023,Violences et santéAjaccio, Albiana,
Harpet, E. Baures, L. Marrauld, M. Peretti-Ndiaye et D. Vinot, 2022,Santé publique en transition, Presses de l’EHESP/éditions Les liens qui libèrent.
Peretti-Ndiaye, D. Leroy et A. Spire, 2022, « Préface »,Le vertige des acrobates, Presses Universitaires de Vincennes.
Peretti-Ndiaye, 2021, « Intervention sociale et intervention sociologique en terrain sensible. Quelles contributions à la lutte contre les inégalités »,inWittorski et Obertelli (dir.), Comment (mieux) faire société ? Recherches en sciences humaines et sociales, Champ social Editions.
Peretti-Ndiaye, V. Otchoumou, 2021, « Bénévoles et salariés de la veille sociale. Tensions, instrumentalisations et coopérations »,Le sociographe, vol. 1, n°73.
Peretti-Ndiaye, 2018,Damnatio Memoriae, Paris, Éditions Petra (Prix « Littérature générale », Salon international du livre insulaire d’Ouessant).
Peretti-Ndiaye, L. Terrazzoni et H. Quashie,, 2016, Entre migrations et mobilités : itinéraires contemporains,Emulations. Revue de Sciences Sociales,n°17.
Peretti-Ndiaye, 2016, « Race, racisme, racialisme. Que nous disent les discours ? »,Revue Européenne des Sciences Sociales, vol. 54.
Peretti-Ndiaye et C. Harpet, 2016, « Face aux risques : dires d’experts et dires de profanes »,Faire face aux risques dans les sociétés contemporaines. S. Becerra, M. Lalanne et J. Weisbein (dir.), Toulouse, Éditions Octarès.
Peretti-Ndiaye et T. Dominici, 2016, « De la bande à l’armée. Analyse de processus identitaires et sociaux au sein de la jeunesse résidant en Corse », pp. 193-208inJeunesses de rue. Représentations, pratiques et réactions sociales, M. Boucher (dir.),.
Peretti-Ndiaye, 2015, « Excitabilité de l’objet, sensibilité du chercheur ... Comment faire du terrain sur le racisme en Corse », SpécifiCITéS, vol. 2, n°8, pp. 79-87
Peretti-Ndiaye, 2015, « De l’objet tabou au racisme respectable. Récit d’une enquête en terrain sensible »,Civilisations. Revue internationale d’anthropologie et de sciences humaines, vol. 64, n°1-2, pp. 79-88
Peretti-Ndiaye etJ. Pralong, 2015,Les avatars de la vocation. Jugements et tactiques dans le recrutement. Management & Prospective, 32, 55-75.
Peretti-Ndiaye,2014,Le racisme en Corse. Quotidienneté, exemplarité, spécificité, Ajaccio, Albiana
Peretti-Ndiaye et G. Ducrettet, 2013, « Prostitution féminine en Corse : l’ambivalence des caboulots »,Espaces et sociétés, n°155.
Peretti-Ndiaye, 2013. Du racisme des jeunes corses. Expérience générationnelle, processus de (dé)subjectivation et rapport à l’autre.InIdentité et participation sociale des jeunes en Europe et en Méditerranée. Dartiguenave, J.-Y, Moreau, C. et Savina, M. (dir.), Paris, L’Harmattan.
Certification Qualité
Notre coopérative bénéficie de la certification qualité Qualiopi au titre de la catégorie d’actions suivantes : action de formation.
Numéro SIRET : 93811259600011 - NDA : 11757130875
