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Bruno Roches

Bruno Roches - Atelier d'Analyse des Pratiques Professionnelles et Formation

Animateur de groupes de parole, Intervenant en Analyse Clinique, Intervenant en Analyse des Pratiques
Formation sur la prostitution des mineurs
Zone(s) d'intervention : Hauts-de-France - FR, Île-de-France - FR, Normandie - FR

Paris

0770212345
brunoroches75@gmail.com

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Mode(s) d'intervention

En établissement

Régions(s) d'intervention

Hauts-de-France - FR, Île-de-France - FR, Normandie - FR

Autour des villes de :

Paris Lille Bordeaux Nantes couronne parisienne

Présentation

Responsables des institutions sociales et médico-sociales, l'Analyse Des Pratiques Professionnelles favorise le savoir être, la créativité et l'identité professionnelle de vos équipes à travers la recherche collective et l'animation des réunions du GAP par un professionnel formé et issu des terrains.

Dynamique réflexive et de recherche clinique des équipes:

La prise de risque est inévitable face aux populations en grandes difficultés sociales, éducatives ou de santé physique et mentale. Bien souvent, les violences que ce soit en Protection de l'Enfance ou dans les institutions sociales témoignent d'une distorsion du lien. La normalisation ne peut être ici le seul et unique objectif, il s'agit à travers l'abandon à la réflexion de faire un pas de côté et d'organiser d'autres postures professionnelles à élaborer ensemble à travers la réalité des situations

Formation: La prostitution des mineurs:

La définition juridique transactionnelle de la prostitution, « consentir à des relations sexuelles dans un but lucratif » est jugée insuffisante pour expliquer la réalité vécue par les mineures pour les raisons suivantes :

La définition juridique transactionnelle de la prostitution suppose un consentement libre et éclairé alors que chez les mineures, le consentement est toujours biaisé par la vulnérabilité, la manipulation et l’emprise exercée par des adultes.

Elle réduit la prostitution à un acte sexuel rémunéré, alors que la prostitution des mineures comprend aussi la vente d’images pornographiques, la participation à des vidéos en ligne et des échanges comme le « michetonnage », qui ne relèvent pas d’une simple transaction sexuelle.

Voir la relation comme bilatérale (client ↔ personne prostituée) s’inscrit dans un système organisé impliquant proxénètes, réseaux criminels, clients, avec une logistique structurée et un contrôle social permanent.

La définition transactionnelle ignore le contexte de l’exploitation. Cette exploitation repose sur des stratégies comme la drogue, l’isolement, la dépendance émotionnelle ou des relations affectives illusoires.

Elle ne prend pas en compte l’invisibilité du phénomène, le langage codé (“plans”, “travail”) et l’usage de plateformes numériques masquent la réalité, rendant le repérage difficile pour les professionnels. La définition purement transactionnelle est trop réductrice car elle ne tient pas compte ni de l’absence réelle de consentement, ni de la complexité organisationnelle, ni des stratégies d’emprise qui caractérisent l’exploitation sexuelle des mineures.

Je vous propose durant cette formation de deux jours d’aborder le sujet de la prostitution des mineures dans sa complexité, notamment en rappelant de possibles causes endogènes  par le rappel des théories du développement de l’enfant (Piaget, Winnicott), la relation d’attachement (Bowlby), la représentation du corps, les traumas comme l’abus, les difficultés éducatives mais aussi à travers l’élargissement à une vision plus systémique : les réseaux, l’emprise (psychologique ou par le biais des stupéfiants), la construction de véritables filières aux mécanismes soigneusement construits. Il s’agira aussi de déplacer le point de vue sur les accompagnements possibles et la prévention de ce phénomène, si l’accompagnement individuel a toute sa place, une approche plus systémique prenant en compte la structuration en filières par le biais des réseaux sociaux, les réponses institutionnelles, notamment dans les pratiques professionnelles, tentera d’éclairer un possible positionnement des travailleurs sociaux démunis face à cette question.

Intervention

PRESENTATION DE LA PRESTATION ET FINALITES :
GAP :
Les professionnels du travail social sont en perte de repères. Les directions elles, sont accaparées par les tâches administratives, politiques et de gestion. La professionnalisation des structures d’encadrement, leur fonctionnarisation (DRH, Budgets, Représentation, Obligations législatives nombreuses et diverses, plannings, recrutements, tâches organisationnelles) monopolisent les ressources créatives y compris de l’encadrement intermédiaire. Les équipes se sentent ainsi parfois bien isolées dans la pratique quotidienne.

Il s’agit de transmettre et de qualifier les professionnels à travers l’analyse de leurs pratiques, de leurs postures face aux troubles relationnels et de comportement des populations accompagnées, l’analyse collective de leur propre fonctionnement pour co-construire une identité professionnelle, une culture, participant de la contenance institutionnelle.
GROUPE DE PAROLE :
Il s’agit, à la demande d’une institution, de mettre en place une instance pluriprofessionnelle favorisant en dehors du quotidien, les échanges, les points de vue sur un thème parmi ceux nombreux et communs aux institutions sociales (par exemple : l’accueil, la violence, la nuit, les projets, la santé, les relations avec les familles, la visite à domicile, le soin, les activités...) à partir de situations rencontrées.

Il s’agira d’en tirer, sinon des procédures dont l’élaboration appartient à l’institution, du moins des savoir-être, d’élaborer des savoir-faire et une forme d’expertise propre à l’institution et à ses salariés.

Une production écrite ou sous toute autre forme sera réalisée, transmise et présentée à la direction par le groupe.

Approche(s), méthodologie...

GAP :
Décentrer le conflit, le malaise ou la question :

L’exposé et l’écoute d’une situation ou d’une problématique relationnelle dans un cadre sécurisant, avec un tiers non salarié de l’institution ou sans relation hiérarchique avec le groupe des travailleurs sociaux, favorise la pensée, la mise à distance et la rationalisation de l’émotion dont le groupe est le réceptacle.

Dès lors deux modalités de travail sont possibles :

  • Une analyse clinique à travers la prise en compte de l’émotion individuelle du salarié en relation avec une personne accompagnée (échos à son histoire, sentiments de rejet, d’affection, d’attachement, reproduction, projection...).
  • Une analyse de situation pouvant conduire à des propositions stratégiques de mise en relation, de postures, de conduites à tenir, de techniques d’entretien.

Pour construire le groupe comme instance de réflexion collective, support et porteur d’identité pour chacun de ses membres, plusieurs phases dans la posture collective peuvent être repérées :

  • Création du groupe : chacun cherche sa place, prend ses repères. La création du groupe repose sur un contrat social : objectifs, ordre du jour, règles de fonctionnement… C’est une phase essentielle dont va dépendre la bonne évolution de la dynamique de groupe. L’intervenant vise à rassurer en posant les règles et le cadre, et à installer de bonnes relations entre les personnes.
  • La « phase de coopération » : les premiers contacts et ajustements mutuels ont lieu, l’intervenant encourage avec bienveillance cette coopération. Il peut à cet instant repérer des sous-groupes faire circuler la parole entre ces sous-ensembles.
  • La phase dite de régulation : les fortes personnalités cherchent une place particulière qui leur convient. La régulation des fortes personnalités est possible en leur laissant de la place, du temps, en les reconnaissant authentiquement. Ils peuvent devenir ainsi « leaders positifs » dans le sens où ils respectent la prise de parole des personnes plus effacées. Le rôle de l’intervenant est essentiel, tant dans la circulation de la parole que dans le retour à chaque fois au collectif, quelle que soit la personne qui s’exprime.
  • La phase que je nommerai « de croisière » : les conditions sont favorables pour obtenir des résultats visibles, le groupe fonctionne, le rapprochement des personnes permet des interventions plus personnelles. La convivialité est perceptible, de l’humour circule.
  • La préparation du retour vers le quotidien : l’intervenant aide chacun à envisager le retour dans son activité quotidienne.

 L’animation des groupes de parole :
De façon induite, on pourrait dire que parler oblige le locuteur à s’efforcer d’être déjà fidèle à l’oreille qui l’attend et que celui qui écoute s’efforce déjà d’être fidèle à la bouche qui a parlé. Il reste que celui qui parle est modifié par ce qu’il dit comme celui qui écoute est modifié par ce qu’il entend. Dans le cadre d’une instance d’analyse, on ne sait jamais où va finir une phrase, jusqu’où et où elle va aller. La parole est vivante, elle est la vie.

Cet aspect primordial nécessite que cette prise de risque, cette exposition soit garantie institutionnellement dans sa sécurité.

Autre.s activité.s

Non spécifié.

Formation / Cursus

Maîtrise d’ingénierie sociale - Andesi + Université Paris XIII (1995)
Master de développement social européen - Université de Marne la Vallée (2003)
Certification ARIFTS, Animateur analyse des pratiques professionnelles - Pays de Loire Université Nanterre (2022). Formation régulation d'équipe Epsilon Melia 2025.
Formation PJJ et éducateur pénal civil de 1982 à 1992

1992 à 2000 : Associatif

AEMO et Enquêtes sociales à la SPRN, sur Saint Omer Pas de Calais.

1998 : Chef de service sur ce même service. Montage du service IOE et réparation pénale.

2000 : Chef de service SSE Nanterre Association Olga Spitzer : enquêtes et AEMO.

2005 : Chef de service MAE 95 internat 40 garçons et filles sur 4 sites Association Jean Cotxet.

2010 : Élaboration du Projet expérimental Maison des Mômes dans le cadre d’un appel à projet du département du Val d’Oise : accueil de dix enfants de six à douze ans gravement maltraités et ou abusés dans la perspective de limiter le rejet des futurs adolescents incasables et de prévenir la répétition générationnelle du traumatisme.

2010 : Directeur de la MAE 95 Association Jean Cotxet.  45 salariés, 40 jeunes accueillis. Habilitation jeunes majeurs obtenue récemment. Poursuite du projet Maison des Mômes. Mise en place de la suite du Projet Maison des Mômes à travers l’accueil au-delà de douze ans pour les enfants faisant l’objet de procédures en tant que victimes ou auteurs d’abus.

Mise en place d’un service de suite.

Mise en place des appartements en semi autonomie.

2017, directeur des Services de Milieu ouvert Parisiens (AED, AEMO, Lieu rencontre) et du SAPPEJ (Service d’Activités Psycho Pédagogiques et Éducatives de Jour). Association Jean Cotxet.

Références d'intervention

Intervenant en Analyse des Pratiques Professionnelles pour Epsilon Melia Paris

Intervenant en Analyse des Pratiques Professionnelles en tant qu'auto entrepreneur auprès d'équipes d'AEMO renforcée, d'AEMO, d'équipes de MECS

Jurys ASS

Éléments administratifs

SIRET: 92033621100015  NDA:11757440575

Statut  : Autoentreprise

APP:

- Intervention sur site pour l’ADP et les groupes de réflexion une séance de deux heures sur six mois au minimum, horaires modulables en fonction de l’activité. Pour les interventions en centre de formation celles-ci se font en fonction des plannings établis par l’école.

- Établissement d’une convention par l’AD2P avec programmation des dates, du lieu, du tarif, des dates d’évaluation et de la nature de la prestation.

- Pour l'APP, le retour à la direction se fera sur l’aspect formel de la prestation (intérêt, assiduité générale, investissement des équipes, problématiques générales soulevées) et par le biais d'un questionnaire de satisfaction des stagiaires. En cas d’événements graves mettant en danger les personnes accompagnées, l’AD2P se réserve la possibilité d’en informer la direction après avoir prévenu le groupe ou la personne de cette démarche.

- IMPORTANT:

L'intervention en APP ne peut se faire que par un financement inscrit dans le budget de l'institution et ne peut être financée par un OPCO.

-  Les tarifs pour la ville de Paris, les Départements de la Seine Saint Denis, Val de Marne, Hauts de Seine sont les suivants :

  • GAP : 260 euros l’intervention de deux heures
  • Groupes de réflexion : 350 euros les deux heures
  • Interventions en Centre de Formation : selon les tarifs pratiqués.
  • Formation sur la prostitution des mineurs sur devis

Pour les Départements de la grande couronne : tarifs similaires plus remboursement des transports publics.

Pour les autres Départements : tarifs similaires plus remboursement SNCF sur la base d’un trajet aller-retour 2ème classe, plus remboursement repas à hauteur de 20 euros et éventuellement frais d’hôtel avec accord préalable de l’établissement

Règles de fonctionnement:

Le règlement intérieur de l’établissement dans lequel vous êtes salarié s’applique également durant les instances du GAP ou des groupes de réflexion.

Quelques règles de savoir-vivre :

Téléphones portables en mode silencieux et merci de ne pas les utiliser durant les séances. En cas d’urgence, il est possible de téléphoner à l’extérieur après en avoir informé l’intervenant.

La parole se doit d’être respectueuse et le respect des participants est requis, on laisse l’autre terminer son propos avant d’intervenir.

L’assiduité est requise.

La confidentialité des propos est également indispensable

FORMATION SUR LA PROSTITUTION DES MINEURS:

2 journées sur site à définir dans la convention.

Feuille d'émargement.

Nombre de stagiaires: 10 maximum

Règlement intérieur

Evaluation des stagiaires par le biais d'un questionnaire sur les acquis

Evaluation de la formation par questionnaire

Coût sur devis

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