L'expression Personnes exilées désigne, dans une approche respectueuse et inclusive, celles et ceux qui ont dû quitter leur pays — quel que soit leur statut administratif (demandeurs d'asile, réfugiés, déboutés, sans-papiers, mineurs non accompagnés). Préférée par de nombreux acteurs aux termes administratifs ou stigmatisants, elle met l'accent sur l'expérience humaine de l'exil plutôt que sur la catégorie juridique. Les Personnes exilées cumulent souvent vulnérabilités et ressources : parcours marqués par des ruptures, des violences et des traumatismes, barrière de la langue, précarité, incertitude administrative — mais aussi force de survie et projets. Les accompagner suppose des professionnels attentifs à l'interculturalité, au psychotraumatisme, aux droits et à la dignité, dans un contexte politique et juridique souvent tendu.