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Assistante sociale de formation, je suis certifiée comme intervenante en analyse de la pratique après une formation de 240 h à l'ARIFTS (44). J'ai travaillé pendant dix ans comme référente éducative en protection de l’enfance, puis responsable de service dans le champ social après avoir obtenu le Caferuis.
Aujourd’hui, j’exerce mon activité professionnelle depuis une autre place, en poursuivant mon engagement auprès des publics accompagnés à travers le soutien aux professionnels. Je leur propose des espaces leur permettant de prendre du recul sur les situations rencontrées, de mieux comprendre ce qui se joue dans les relations d’accompagnement et de dégager de nouvelles marges de manœuvre. Le travail collectif favorise également la mutualisation des expériences, le soutien entre pairs et le développement d’une culture réflexive commune.
Si mon parcours m’a conduite à développer une connaissance particulière de l’accompagnement des parents, des enfants, et des adolescents dans différents contextes, j’interviens aujourd’hui auprès d’équipes appartenant plus généralement aux secteurs social, médico-social et de la petite enfance.
Approches utilisées
Au cours de ma formation en analyse de la pratique professionnelle, j’ai découvert l’approche systémique, que je continue aujourd’hui d’approfondir dans le cadre d’un cycle long. Si ma pratique est influencée par le regard systémique, elle reste également traversée par l’approche clinique, qui a constitué ma grille de lecture principale durant mes premières années, et par une lecture organisationnelle, nourrie par ma formation CAFERUIS et mon expérience de responsable de service.
Je ne me réfère donc pas à une approche théorique unique. Je mobilise ces différents regards en fonction des groupes et des problématiques mises au travail : le regard clinique pour interroger le vécu du professionnel et la relation d’accompagnement ; le regard systémique pour explorer les interactions, les places et les contextes ; le regard organisationnel pour prendre en compte les missions, le fonctionnement institutionnel, les contraintes et les marges de manœuvre des professionnels.
Le cadre
Avant le démarrage du dispositif, un échange avec la direction me permet de préciser la demande, les objectifs, la composition du groupe et les modalités d’intervention. Le cadre proposé est ensuite présenté aux participants afin qu’il soit compris et partagé par chacun.
Je m’appuie sur un cadre clair, lisible et partagé avec la direction de la structure et les participants. Si les groupes d’analyse des pratiques s’inscrivent dans un dispositif institutionnel proposé par une direction et font l’objet d’un bilan, ils n’en relèvent pas moins d’un cadre spécifique, régi notamment par des règles :
Les éléments restitués au commanditaire portent sur le fonctionnement général du dispositif et les thématiques de travail. Ils ne reprennent ni le contenu des situations exposées ni les propos individuels tenus pendant les séances.
Le déroulement des séances
Le travail du groupe débute par le récit d’une situation sur laquelle un participant s’interroge. Ce récit n’est pas interrompu afin de laisser le temps à la pensée de se dérouler. La mise en récit constitue déjà un premier travail d’élaboration de la difficulté rencontrée et de certaines de ses dimensions.
Les participants sont ensuite invités à poser des questions de clarification. Cette phase vise à préciser les éléments factuels nécessaires à la compréhension de la situation par le groupe et à permettre à l’exposant de poursuivre l’élaboration de sa propre représentation.
À l’issue de ce temps, je redonne la parole à l’exposant afin qu’il puisse reformuler, si nécessaire, la question qu’il souhaite mettre au travail.
Vient ensuite une phase d’exploration collective au cours de laquelle les participants abordent la situation sous différents angles. Ils proposent des liens, des lectures et des hypothèses ; ils interrogent les places, les contextes, les interactions et les ressentis. Je soutiens la circulation de la parole, le croisement des points de vue et le travail d’élaboration du groupe. Je peux également contribuer à cette exploration lorsque cela me paraît pertinent.
Cette phase constitue principalement un temps d’ouverture, de mutualisation et de déplacement des points de vue, visant à remettre en mouvement la manière dont le problème est perçu et compris par l’exposant. S’il s’agit de permettre à l’exposant d’envisager d’autres lectures et de retrouver de nouvelles marges de manœuvre, le croisement des regards permet également à chacun d’enrichir sa propre vision.
L’exposant est ensuite invité à reprendre la parole afin de dire ce qu’il retient des différentes hypothèses, ce que le travail collectif a déplacé dans sa compréhension et la manière dont sa réflexion a cheminé.
La séance peut se terminer par l’évocation de nouvelles possibilités d’action. Celles-ci restent des propositions dont l’exposant est libre de se saisir, d’écarter ou de transformer.
Siret:98354692000023
NDA:N53220956622