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Psychologue et intervenante en APP et supervision, je propose une approche intégrative (clinique et systémique) pour accompagner les professionnels à penser leurs pratiques et prévenir les RPS.
L'exercice quotidien des professionnels du secteur médico-social exige une attention constante au lien social et une forte charge mentale. En tant que psychologue et intervenante en APP, je propose une perspective intégrative originale, articulant l’élaboration clinique, l'approche systémique et le constructivisme. Mon objectif est d'accompagner les collectifs de travail vers le développement d’une véritable pratique réflexive. Dans un secteur exposé à l'usure professionnelle, ce dispositif permet aux agents de prendre du recul face aux tensions institutionnelles quotidiennes.
Refonder le collectif : accompagner les équipes en restructuration ou fort turn-over
Dans les situations où la dynamique de groupe a du mal à se mettre en route (équipes en cours de restructuration, recrutements récents, turn-over important), mon approche consiste dans un premier temps à permettre aux membres du groupe de co-construire une culture professionnelle et des référentiels communs. En partant de la question centrale : « en quoi faisons-nous groupe ? » (valeurs, pratiques, objectifs partagés), nous posons un pré-requis indispensable au travail d’élaboration.
Ce processus permet aux professionnels de retrouver du sens au travail et de se remobiliser autour de leur identité professionnelle. La construction de cet espace collectif permet l’établissement d’un groupe contenant. Au sein de ce cadre sécurisant, chacun peut s’autoriser à dévoiler ses écueils professionnels, mieux saisir son positionnement et ajuster sa posture professionnelle dans une situation donnée. C’est ainsi que les participants prennent conscience de leur apport singulier au groupe tout en appréhendant leurs propres limites, une question éthique incontournable pour développer la coopération et la synergie des forces au travail.
Gestion de crise et dissolution du mécanisme du « bouc émissaire »
L’approche systémique expérientielle s’avère particulièrement pertinente lorsqu'une situation de crise a altéré les capacités d’empathie du groupe. Ce contexte favorise souvent une dynamique toxique axée sur la désignation d’un « bouc émissaire » (qu'il s'agisse d'un professionnel, d'un parent, d'un enfant ou de la direction), jugé unique responsable des dysfonctionnements. Si cette situation s’installe, faire front contre ce coupable supposé devient le seul élément qui maintienne l’équipe liée, ce qui paralyse totalement la réflexivité des professionnels.
Dans ce cas, mettre des mots sur son vécu et son ressenti permet, dans un second temps, de mieux appréhender ceux d’autrui. Les phénomènes de projection massive se dissolvent : le groupe retrouve un fonctionnement plus sain, où chacun reprend conscience de sa part de responsabilité et retrouve sa capacité d’action sur des événements jugés inextricables. Ce travail permet progressivement aux équipes de repasser du stade de la plainte à celui de la réflexivité.
Dépasser le sentiment d'impuissance et la stase de la pensée
J’utilise l’approche constructiviste lorsque le groupe se trouve dans une impasse, marquée par une prédominance d’affects dépressifs et un fort sentiment d’impuissance. Il s’agit d’accompagner l’équipe à comprendre comment s’est construite cette réalité qui écrase sa créativité et son élan vital (postulats, représentations, croyances limitantes).
La technique repose sur des questionnements circulaires, permettant de saisir la circularité des interactions et la sédimentation du système de croyances. Ce travail est une condition sine qua non pour faire émerger de nouvelles perspectives, ouvrir d'autres possibles et trouver une issue aux états de stase de la pensée du groupe.
Mes références d'intervention :
Dans les situations où la dynamique de groupe a du mal à se mettre en route (équipes en cours de restructuration, recrutements récents, turn over…). Mon approche consiste dans un premier temps à permettre aux membres du groupe de co-construire une culture professionnelle et des référentiels communs en partant de la question : « en quoi faisons-nous groupe ? » (valeurs, pratiques, référentiels, objectifs communs…). Ce pré-requis au travail d’élaboration qui s’en suivra permet de retrouver du sens au travail et de se remobiliser à partir de la question de l'identité professionnelle. La construction de cet espace du collectif permet l’établissement d’un groupe contenant au sein duquel il sera possible pour chacun de dévoiler ses écueils professionnels, et de mieux saisir ce qu'il en est de son positionnement au sein du groupe et de sa posture professionnelle dans une situation donnée. C’est ainsi que les membres du groupe pourront prendre conscience de ce qu’ils peuvent apporter de singulier à leurs collègues, mais aussi de mieux appréhender leurs propres limites professionnelles, question éthique incontournable. Cette approche permet de développer la coopération et la synergie des forces au travail.
L’approche systémique expérientielle est très utile dans les cas où une situation de crise a mis à mal les capacités d’empathie des membres du groupe, situation qui peut aller vers une dynamique axée sur la désignation d’un « bouc émissaire » (professionnel, parent, enfant, direction…), jugé unique responsable de l’ensemble des dysfonctionnements du groupe. Si cette situation s’installe, le fait de faire front contre le « bouc-émissaire » supposé des maux de l’équipe peut devenir le seul élément qui maintienne l’équipe liée. C’est alors que la réflexivité des professionnels se trouve paralysée. Dans ce type de situation, mettre des mots sur son vécu et ressenti dans une situation donnée permet également dans un second temps de mieux appréhender les vécus et ressentis d’autrui. Ainsi, les phénomènes de projection massive se dissolvent, et le groupe peut retrouver un fonctionnement plus sain, chacun pouvant reprendre conscience de sa part de responsabilité et donc retrouver sa capacité d’action sur des évènements précédemment jugées inextricables. Cette approche permet progressivement aux membres du groupe de repasser du stade de la plainte à celui de la réflexivité.
J’utilise l’approche constructiviste dans les situations où le groupe à le sentiment d’être dans une impasse, avec prédominance d’affects dépressifs et fort sentiment d’impuissance. Il s’agit d’accompagner le groupe à progressivement comprendre comment cette réalité qui écrase la créativité et l’élan vital du groupe s’est construite : à partir de quels postulats, représentations, croyances… Ce travail permet de faire émerger de nouvelles perspectives précédemment impossibles à concevoir. La technique consiste en des questionnements circulaires, qui permettent au groupe de mieux saisir la circularité des interactions entre ses membres, et la manière dont son système de croyances s’est progressivement construit à travers ces interactions. Ce travail est souvent une condition sine qua non à l’ouverture vers d’autres possibles, dans l’objectif de trouver une issue à certains états de stase de la pensée du groupe.
Master en psychologie clinique du lien social, de l'interculturalité, des situations de crise et des traumatismes (Université de Nice)
Institut Régional du Travail Social (IRTS) Océan Indien
Institut de Formation en Soins Infirmiers de Mayotte
SIRET: 93019409700018
N° Adeli: 309313229