Lille, Paris, Strasbourg, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Nice, Toulon…  

Troubles mentaux ! Un ouvrage éclairant

Dans cet ouvrage Michel LEGOUINI traite des troubles mentaux et particulièrement des thèmes cliniques qui font le quotidien des soignants et accompagnants des secteurs sanitaire, médico-social et social.

Ces thèmes cliniques sont également des sujets fréquemment débattus en séances d’analyse des pratiques professionnelles.

*La maladie dépressive est saisie comme un affect trans-structural et phénomène universel affectant le corps d’un sujet perdu. C’est une pathologie de la perte chez la personne âgée confrontée à l’épreuve narcissique du vieillissement. Douleur de grandir de l’enfant et de l’adolescent en devenir dans son lien d’attachement.

*Les troubles psychiques dans les névroses sont produits par l’inconscient d’un sujet soumis au pouvoir des mots; tandis que les troubles mentaux dans les psychoses sont des phénomènes élémentaires hors sens surgis de l’inconscient à ciel ouvert d’un sujet soumis à des automatismes mentaux. 

*Les troubles de l’attachement affectif comme lien précoce à l’Autre primordial sont un défaut de constitution d’une base de sécurité affective. Cet angle de théorisation du lien social enrichit la réflexion clinique sur l’impact traumatique de la violence familiale, les troubles du désir humain et la conduite du lien transférentiel par les professionnels de la protection de l’enfant et de l’adulte très vulnérable.

* L’accompagnement médico-psychologique au quotidien de sujets très vulnérables en Maison d’Accueil  SpécialiséeMAS – affectés de troubles mentaux et de pathologies neurodégénératives s’inscrit dans une culture de soins et d’accompagnement spécifique. Elle a pour composantes, une exigence de qualité de soins constants de confort et une éthique de tolérance de l’étrange altérité.

*Le projet de vie personnalisé au quotidien dans les MAS exige une méthodologie d’élaboration rigoureuse. Cette méthodologie permet d’utiliser le projet de vie personnalisé comme un outil d’accompagnement, de management, de communication et de cadrage de  sa pratique professionnelle.

Cet ouvrage est à même de contribuer à l’amélioration des outils de soins et d’accompagnement psychologique de patients en grandes difficultés de vie par les soignants hospitaliers ou des accompagnants medico-sociaux, .

troubles mentaux

En savoir plus sur Michel LINGOUINI

Gens du voyage, de la transculturalité en analyse des pratiques

« Gens du voyage » : voilà une catégorie administrative qui, de tout temps, centralise préjugés, discriminations et amalgames. Entre mythe et réalité, le regard que nous portons sur cette population singulière, avec ses problématiques, son rapport au temps, son oralité, sa culture, déroute.

Notre niveau de connaissance porté sur cette population a des effets sur notre capacité à orchestrer de nouvelles pratiques, réfléchies et adaptées, susceptibles de répondre au plus près aux difficultés qu’une partie de cette communauté rencontre.

Nombre de travaux, de recherches font état des problèmes rencontrés par les professionnels du secteur médical, en particulier hospitalier, dans les modes de prise en charge de cette population spécifique. En revanche il en existe beaucoup moins en ce qui concerne le travail social ou plutôt, le travail du social, auprès d’eux.

« Gens du voyage » ne veut pas dire voyageur en soi.

 « Les Tsiganes » ne forment pas un peuple, ou encore un groupe uniforme. On rencontre au sein de cette catégorie non homogène de nombreuses communautés très diverses de quelques centaines ou milliers d’individus chacune.

Lorsque ces communautés revendiquent elles-mêmes leur identité « Tsigane », elles nous disent : « nous, nous sommes Manouches, Sintu, Gabori,  Yénish…». On oppose à ces termes endonymes, c’est à dire par lesquels les intéressés se nomment eux-mêmes, des termes exonymes, c’est à dire la façon dont la société les appréhende et les définit. Ainsi, elle les qualifie tout aussi diversement : « eux, ce sont des Tsiganes, des Romanichels, des Camp-Volants…».

L’image rattachée à l’exonyme ne recouvre qu’en partie celle de l’endonyme et l’on peut tenter d’expliquer cette différence par la façon dont sont construites les représentations sociales de l’altérité.

Ego Gadjé, autrui Tsigane. Une capacité de penser mise à l’épreuve par la mystification du langage.

 On peut définir une représentation par « une façon de voir localement et momentanément partagée au sein d’une culture et qui permet de s’assurer l’appropriation cognitive d’un aspect du monde et de guider l’action à son propos»(Rouquette, 1997). En d’autres termes, face à un individu identifié comme différent, pour savoir comment nous comporter professionnellement avec lui, il nous faut pouvoir le comprendre dans toute sa complexité. La représentation sociale incarne donc une forme de réponse que le travailleur social établit selon ses propres références, une sorte de théorie naïve (Rouquette, 1997). L’adjectif « naïf » est ici utilisé en opposition avec le terme « scientifique », qui relève quant à lui d’une méthodologie empirique pour atteindre une réalité du monde social en en dévoilant les zones d’ombres, les constructions ou processus.

Comme le souligne M. BOUTANQUOI, « pratiques professionnelles et représentations sociales s’engendrent mutuellement ». On ne peut donc pas mettre en place de pratique éducative adaptée à partir de représentations faussées, ou du moins partielles. Dès lors qu’il nous faut adapter ou faire évoluer nos pratiques, c’est sur nos représentations qu’il convient en premier lieu de travailler.

Pour agir de manière éducative il faudra penser la situation sociale vécue par un individu en partant du principe que c’est à travers les mots, que nous sommes en capacité de le faire et non l’inverse ; le langage sera donc un facteur déterminant dans cette démarche.

Herbert MARCUSE, philosophe, est le premier à avoir observé un changement linguistique dans la parole publique dès les années 1960. Un mot renferme un concept et la vocation d’un concept est de produire des images pour pouvoir élaborer intellectuellement une réalité complexe. Marcuse démontre une volonté progressive de remplacer des concepts qui permettent de penser par des concepts opérationnels servant à agir. (Herbert Marcuse, Deen zur einer kritischen Theorie der Gesellschaft (1969), traduit de l’Allemand par : « Pour une théorie critique de la société » publié en France en 1971.)

Un des effets de ces glissements sémantiques a pour effet d’atténuer les souffrances et les violences sociales vécues par les individus. Ainsi, en étudiant les formes de langage, on remarque que « les cotisations sociales » (le salaire socialisé) deviennent « le coût du travail, des charges », « l’infirme » d’hier devient « personne à mobilité réduite », le « clochard » devient « personne sans domicile fixe ». Bien que la situation de ces personnes n’ait pas évolué, voire, s’est parfois aggravée, les termes employés pour les définir renvoient à d’autres images et projections, sans doute plus rassurantes ou supportables du point de vue de la société en général.

L’appellation « Gens du voyage » s’inscrit dans ce processus. On peut donc comprendre qu’un travailleur social, dans son projet de prise en charge, intervienne en premier lieu sur le logement de ces « voyageurs », voire sur un projet de sédentarisation puisqu’ils sont nommés, définis et reconnus en marge sur ce domaine. Ceci illustre les décalages existants entre leurs demandes, leurs besoins et les forme d’accompagnement qui leurs sont proposées.

Réalité sociale et représentation d’autrui. Injonctions paradoxales et pouvoir d’agir.

« Nous accompagnons effectivement une population identifiée comme Gens du voyage. Mais comment dire… ce sont des faux. En fait ils sont sédentaires, ils ne voyagent plus. » (Ces propos, comme ceux qui suivent, ont été recueillis au cours d’entretien semi-directif et d’ateliers d’analyse des pratiques, auprès de travailleurs sociaux. Ils sont anonymes et présentés ici avec l’accord de leurs auteurs).

Ces « ex-voyageurs », que l’on qualifie de sédentaires ne sont pas moins imprégnés et porteurs de leur histoire et de leur culture identitaire. En effet, pour eux, sédentaires ou non, ils n’en demeurent pas moins Gens du voyage et s’attachent à juste titre, régulièrement de nous le rappeler.

« Nous ne pouvons leur proposer d’accompagnement visant à scolariser leurs enfants puisqu’ils ne seront peut- être plus dans les parages demain ».

Bien que de nombreux groupes soient implantés parfois depuis plus de 10 ans sur la même aire d’accueil ou le même terrain, l’image de vagabond ou de nomade perdure.

« Le problème avec les Manouches, c’est qu’ils ne respectent pas les règles du service, ils viennent en groupe de dix personnes pour un document ou une question : nos locaux et notre manière de travailler ne sont pas adaptés ! »

Le fonctionnement des institutions est bien connu des Tsiganes ainsi que l’accueil qui leur est souvent réservé. Les discriminations dont ils sont victimes et plus largement les représentations qui leur correspondent sont complètement intégrées et en particulier chez les enfants qui, parfois très tôt, développent des stratégies de défense. Ce repli qu’incarne la prévalence des rapports sociaux intra-communautaires, qui distingue et sépare « autrui gadjé » et « ego Tzigane » apparaît alors à la fois comme cause et effet. Les interactions avec les institutions sont pour eux bien souvent source de crainte, voire d’angoisse et justifient selon leur mode de fonctionnement communautaire une consultation collective en apparence plus sécurisante.

Considérer l’individu dans toute sa complexité.

Le mot « voyage » qui caractérise cette communauté est à relativiser car il ne permet pas de l’envisager dans toute sa complexité. Il masque une réalité sociale que l’étude des piliers de droits communs (accès au logement et aux soins médicaux, scolarisation des enfant et insertion par l’emploi) corrélé à une analyse transculturelle,  nous permet d’entrevoir plus précisément.

Sur le plan du logement et de la mobilité, certains Gens du voyage sont effectivement souvent sur les routes mais à échelle variable. Les communautés hippomobiles par exemple, ne voyagent jamais dans un périmètre qui excède 30 kilomètres. D’autres ne voyagent plus ou n’ont même jamais voyagé, d’autres encore projettent de reprendre le « voyage » le jour où leur situation économique ou familiale le permettra de nouveau. Reconnu comme habitat terrestre « mobile », leur logement, caravane, n’en a bien souvent que le nom puisque leurs ressources financières ne leur permettent pas ou plus d’entretenir sa dimension mobile.

Les problèmes de santé et d’hygiène rencontrés par la communauté du Voyage sont liés aux effets combinés de leur précarité et de leurs conditions de vie. Compte tenu des zones de relégation dépourvues d’eau et d’électricité qu’ils occupent, ils souffrent d’affections médicales telles que : surpoids, diabète, cardiopathies et troubles liés à des retards de soins médicaux. (« Cherche la déchetterie, l’aire d’accueil n’est jamais loin » : maxime régulièrement entendue lorsque l’on demande le chemin du terrain le plus proche à des Gens du Voyage.)

Comme souvent, la demande de soin est mal identifiée car formulée dans l’urgence, elle nécessite in fine une prise en charge avec des soins lourds. Par ailleurs, bien que largement fantasmé, compte-tenu d’une endogamie tout de même existante, les naissances issues de couples germains voient le risque de malformations congénitales doubler. Suite à une enquête de l’INPES publiée dans le bulletin de juillet-aout 2007 de la revue « La santé de l’homme » n°390, « l’espérance de vie des personnes de la communauté du voyage est de 15 à 20 ans inférieure à la moyenne nationale ». Il s’agit donc d’une réelle question de santé publique.

Concernant la scolarisation, bien que l’accès à l’école au premier degré ne semble pas poser de problème particulier, pour la scolarisation au second degré, la tendance s’inverse sensiblement. Ainsi, la majorité des enfants du voyage âgés de 10 à 16 ans n’est pas scolarisée et ne bénéficie d’aucune instruction. Ces jeunes gens ont plutôt tendance à concevoir l’avenir en reproduisant le mode de vie qu’ils ont toujours connu, à savoir, celui de leurs ainés qui sont par ailleurs souvent en situation d’illettrisme et d’analphabétisme.

L’insertion professionnelle est problématique puisqu’exerçant pour la plupart des métiers de l’artisanat en voie de disparition comme vannier, lad ou rémouleur, leurs savoirs faire et leurs compétences ne leur permettent pas ou plus d’accéder au marché de l’emploi conventionnel.

La rencontre transculturelle, outil maïeutique, entre représentations et pratiques éducatives.

« En opposition avec les « mondes autres » où des hommes furent exposés et décrits comme des bêtes sauvages, déshumanisés avec une volonté d’hégémonie culturelle », (Tels qu’expositions universelles, zoos humains du colonialisme et autres cabinets de curiosités. (Moro MR. Comprendre et soigner. La consultation d’Avicenne : un dispositif métissé et cosmopolite.2016) ; l’approche transculturelle analyse l’impact de la culture sur les problématiques sociales et médicales rencontrées par les minorités ethniques et culturelles.

Face à la difficulté de parler de l’autre et donc, de le penser dans sa complexité, cet outil relève d’une discipline centrée sur l’altérité, au carrefour de la psychiatrie et des sciences humaines.

Initialement conceptualisée en 1904 après un voyage sur l’ile de Java par E. KRAEPELIN, l’approche est au fil du temps précisée par F. FANON (Franz Fanon, ;Peaux noires, masques blancs;, 1952, rééd., Le Seuil, col, « Points », 2001) puis par E. De MARTINO qui apporte un éclairage sur l’ethnocentrisme critique : « pour comprendre l’autre, il faut être bien dans sa propre culture et voir les préjugés »et jusqu’à T. NATHAN qui en développera par la suite l’application pratique que l’on rencontre le plus souvent sur le terrain où elle est pratiquée aujourd’hui.

Souvent utilisée dans l’accompagnement de populations migrantes de première génération (migrations du Sud-Est asiatique ou sub-saharienne), l’apport transculturel ou éclairage anthropologique sont pratiquement inexistants dans l’accompagnement orchestré auprès des Gens du Voyage, malgré l’aspect « culturel », « communautaire » paradoxalement souvent mis en avant par les professionnels pour expliciter leurs difficultés. En cela, ce prisme apparaît pour le professionnel à la fois comme un outil clinique, mais également comme une forme d’analyse de la pratique professionnelle pluridisciplinaire.

« Cet outil n’est pas une clinique réservée aux experts ou aux voyageurs. Il rend possible à ceux qui entrent dans une analyse pratique, rigoureuse et pluridisciplinaire, désireux de sortir de leur zone de confort professionnel, d’entrer en lien avec autrui et de s’ouvrir à d’autres conceptions ». (Moro MR. Comprendre et soigner. La consultation d’Avicenne : un dispositif métissé et cosmopolite. Bobigny : Association Internationale d’EthnoPsychanalyse ; 2016.)

S’initier à la rencontre transculturelle, c’est réduire la distance qui sépare « ego » et « autrui », rompre avec des préjugés et des représentations clivantes. Cette méthode rend la personne Manouche experte de sa condition et actrice de son devenir. L’élaboration collective et participative ainsi créée annule la notion de pouvoir, construit un savoir nouveau à partir des savoirs de chacun et impacte les pratiques éducatives de la relation d’aide.

Pour aller plus loin :

Sur l’articulation entre pratiques professionnelles et représentations sociales :

  • Michel Boutanquoi. Pratiques, représentations sociales, évaluation : logiques individuelles et collectives autour de la relation d’aide. Sciences de l’Homme et Société. Université de Franche Compté, 2009.
  • Francis Alföldi. Vivre l’action éducative à domicile, Mille et un jours d’un éducateur. (chapitre 4 « Une furieuse envie de déguerpir ! La dénarcissisation. », Collection : Enfances, Dunod, janvier 2008.
  • Thomas Mercier, De l’accès aux droits communs des Gens du voyage dans le département du Calvados. Étude de l’impact des représentations sur les pratiques professionnelles, 2017, DEIS3.

thomas mercier

Sur l’histoire identitaire et culturelle des « Tsigane »:

Sur l’ethnopsychiatrie et la rencontre transculturelle :

  • Frantz Fanon Écrits sur l’aliénation et la liberté, La découverte, 2015.
  • Franz Fanon, Peaux noires, masques blancs, 1952,rééd., Le Seuil, col, « Points », 2001.
  • Tobie Nathan La Folie des autres. Traité d’ethnopsychiatrie clinique, Paris, Dunod, collection Psychismes, 1986.
  • Moro MR. Comprendre et soigner. La consultation d’Avicenne : un dispositif métissé et cosmopolite, Bobigny, Association Internationale d’EthnoPsychanalyse ; 2016.

Un article de Thomas MERCIER – En savoir plus…
Consultant, Formateur et Intervenant en Analyse des Pratiques Professionnelles

Crédit Photo: Jeune accordéoniste Maëlle AGUILA

  • : Thomas Mercier, Consultant-Formateur-Intervenant en atelier d'analyse des pratiques
  • : contact@thomas-mercier.fr

Dispositifs d’analyse des pratiques et d’intervention en 220 Pages

Les auteurs de l’ouvrage « Dispositifs d’analyse des pratiques et d’intervention » viennent présenter pour vous, sur le Portail, leur ouvrage.

Approches théoriques et cliniques du concept de dispositif.

Ce livre fait le point sur le contexte actuel des analyses de pratiques professionnelles. Il a été coordonné par deux intervenants ayant une longue expérience dans ce domaine, aussi bien dans la construction du cadre d’analyse des pratiques que dans son application au sein d’institutions variées. Les contributions de ce livre reconnaissent le succès apparent de cette appellation « analyse des pratiques » mais en soulignent l’aspect trompeur : cette appellation est utilisée en effet dans des sens très différents. Raison pour laquelle les auteurs ont voulu recentrer l’approche sur la conceptualisation, la méthodologie, les objectifs de cette analyse des pratiques et son utilisation effective.

L’ouvrage s’intéresse aux glissements qui peuvent brouiller les repères : glissement thérapeutique où l’analyse des pratiques tend à devenir un dispositif thérapeutique individuel et collectif. On perd alors de vue la dimension formative essentielle de cette méthode comme aidant à la construction normale de l’identité professionnelle. L’autre glissement consiste à prescrire l’analyse des pratiques comme solution miracle à tous les problèmes, ce qui a pour effet néfaste d’effacer les places et les rôles, les hiérarchies et les fonctions dont la reconnaissance est essentielle à l’intelligence d’une institution.

L’analyse des pratiques ne produit pas seulement des effets individuels mais aussi collectifs. L’importance de plus en plus grande de la dimension institutionnelle dans laquelle s’exerce cette méthode oblige à considérer les concepts de dispositifs et d’intervention comme essentiels à la compréhension du cadre même de l’analyse des pratiques.

Les auteurs ont voulu montrer l’importance des questions à traiter en amont et au cœur même de la démarche d’analyse des pratiques : la dimension groupale de l’équipe de travail, son histoire, sa culture spécifique. Quelle sera la place de la hiérarchie dans cette analyse? D’où la nécessité d’associer au champ de l’analyse des pratiques, le champ de l’intervention.
Le concept de dispositif est central. Il est parfois conçu mécaniquement, comme un outil préfabriqué. Or il est sans cesse en construction, toujours à inventer en fonction des contextes et de la nature de la demande.

Un ouvrage coordonné par Jean Chami et Chantal Humbert
Paris, L’Harmattan, 2014

dispositifs

Dispositifs d’analyse des pratiques et d’intervention
de Jean Chami et Chantal Humbert

D’éducateur spécialisé à Intervenant en Analyse des Pratiques

 Mes débuts d’éducateur spécialisé

Mon premier poste d’éducateur spécialisé fut en Maison d’Accueil Spécialisée – MAS –, j’entrais directement dans le vif du sujet en occupant la fonction de responsable d’appartement, ce qui voulait dire responsable hiérarchique d’une équipe de 11 professionnels (aides médico psychologique (AMP), aides soignant(e)s) nous étions au service d’adultes polyhandicapés dans la fonction publique semi hospitalière.

Ce début de carrière ne fut pas évident, j’ai d’abord cru que je n’étais pas fait pour être dans cette fonction. Puis, l’on m’a proposé de partir en formation pour apprendre à mieux gérer une équipe.

Apprendre à accompagner une équipe

A ce moment là,  alors éducateur spécialisé, j’ai eu la chance de trouver la formation qu’il me fallait. Celle-ci fut une révélation, un virage à 90 degrés. A la suite de cette formation je disposais de  plus de méthode. Dès lors je savais animer une réunion.  J’avais travaillé mon aptitude à accueillir la parole de l’autre. Il m’était plus facile de trouver la juste distance dans la relation.

De retour, plus professionnel nous avons posé avec mon équipe de nouvelles bases de travail. Dès lors le fonctionnement général à changé. Les réunions ont été mieux cadrées et la communication améliorée.  A mon initiative, nous avons tous appris à nous envoyer des signes de reconnaissance. Et oui, vous aurez reconnu cette préconisation de l’analyse transactionnelle vue lors de mes formations.

Au fils de l’acquisition des  compétences

La situation stressante de mes débuts d’éducateur spécialisé à été un déclencheur.  Celle-ci m’a guidé vers la quête de cette assurance que j’ai aujourd’hui. Dès lors, plus professionnel, j’ai appris entre autre à déléguer et à mieux encourager les initiatives.

Par la suite cette évolution m’a guidé vers d’autres postes et  d’autres formations. Avec le temps et l’âge une maturité s’est installée. Tout ceci m’a conduit progressivement à envisagé d’intervenir en analyse des pratiques auprès d’équipes des secteurs sociaux et médicosociaux.

De la formation à l’animation de séance d’analyse des Pratiques

J’aurais pu me lancer directement, sans plus de formation, mon expérience aidant  (éducateur spécialisé, Chef de service, formateur en gestion du stress). Toutefois, mon expérience m’incita à trouver à nouveau une formation utile et pragmatique. Celle-ci devait offrir des repères et renforcer les compétences de mise en ressource des groupes accompagnés. Et ce d’autant, qu’éducateur spécialisé, j’avais « subi » comme beaucoup certaines interventions d’Analyse des pratiques.

Je me suis orienté vers la formation à l’animation d’un groupe en Analyse des Pratiques  proposée par Laurent Garcia. Cette formation sur 3 jours permet d’intégrer des méthodes et des références.  Par ailleurs, les mises en situation et les jeux de rôles développent un savoir faire et un savoir être.

Cela commence déjà par quelques définitions : Super vision, groupe de parole, régulation… En somme savoir mieux cerner ces notions et ce que ce n’est pas l’ADP avant d’arriver à ce qu’elle est.

La formation s’attarde sur le cadre de l’intervention en analyse des pratiques. Il est essentiel de bien le définir dès la première séance. Ainsi, il détermine la structure dans laquelle vont se dérouler des temps d’échanges en ADP.

Il serait toute long même de synthétiser toute cette formation. Toutefois je peux témoigner du temps précieux que j’ai gagné avec cette formation. Le formateur a eu le souci de nous fournir les outils qu’il aurait aimé avoir lors de ces premières expériences en ADP.

Mon avenir d’intervenant en analyse des Pratiques

Educateur spécialiséDe mon côté, j’aime  me confronter aux challenges, et ensuite aller revisiter la théorie que mon cerveau intègre alors davantage. Donc, je suis sorti de cette formation avec des mises en lumières, je m’y replonge au gré de ma pratique, en mettant en perspective les apports théoriques et mon expérience.  

L’aventure ne fait que commencer, au gré des équipes que je rencontre…

En chemin j’ai croisé le Portail de l’analyse des Pratiques sur lequel je publie ce témoignage.  Il est une ressource de plus dans mon parcours toujours plus riche d’expériences et de rencontres.

En savoir plus sur Didier Gautier
Formateur et intervenant en Analyse des Pratiques
Illustration: « L’Envol » Toile de l’Auteur – Voir ses œuvres

Appel d’offres & Analyse des Pratiques

De la complexité des Marchés publics

Les procédures d’Appel d’offres pour la mise en place de séances d’Analyse des pratiques sont utilisées notamment dans le cadre de l’attribution de Marché publics.  Différents organismes dont les collectivités locales y ont recours.

Nous assistons par ailleurs à un important développement de l’Analyse des pratiques. Dans ce contexte, les intervenants et formateurs font de plus en plus face aux procédures complexes d’Appels d’offres des marchés publics. Beaucoup d’indépendants souvent partagés entre le terrain et leur cabinet de consultation regardent cela de loin. Ils n’ont bien souvent pas la connaissance, le temps et l’énergie pour s’attaquer à cette complexité. Alors, si nous voulions faire un premier petit pas pour profiter de ces opportunités d’intervention par quoi commencer ! En premier lieu, il semble qu’un débroussaillage de la situation soit indispensable.

Nous avons donc souhaité ici déblayer un peu le terrain pour ceux que cela pourrait intéresser. Et, en particulier, vous orienter vers certaines ressources utiles au traitement d’un appel d’offres.

Les fondamentaux des marchés publics

Le Site Service Public propose de nombreuses fiches pratiques sur:

Si maintenant vous êtes pleinement motivé pour approfondir le sujet de l’Appel d’offres, il existe des formations gratuites en ligne dans le cadre de MOOC (Massive Open Online Course) ou en français d’un FLOT (formation en ligne ouverte à tous). Vous pourrez y suivre par exemple 6 semaines de formation à raison de 3 heures par semaine à travers la formation de la vidéo suivante.

Pour l’inscription rendez-vous sur la page S’inscrire

Ou trouver les avis de Marchés publics

Restera la question de savoir comment se tenir informé des appels d’offres des marché publics. Alors, tapez dans un moteur de recherche « trouver des appels d’offres ».  Vous arriverez assez rapidement sur des sites de prestataires diffusant des avis de marchés publics. La plupart du temps certaines consultations sont gratuites et d’autres payantes. Ces sites vous permettent de programmer des alertes sur le thème de l’Analyse des Pratiques.

La page « Trouver les avis de marchés publics » du site Service Public détaille les diverses sources de diffusion.

Enfin, notez que presque tous les acheteurs publiques diffusent sur leur site internet institutionnel chaque Appel d’offres de marché public. Aussi, vous pouvez effectuer des recherches sur les sites des mairies, des départements ou conseils généraux…

Par exemple, si vous souhaitez intervenir dans le 13 consultez le Site des Marchés publics dématérialisés des Bouches du Rhône et ses appel d’offres.

Parfois, certains de ces sites vous indiqueront qu’ils passent par telle ou telle plateforme pour leur publication.

Avec une petite recherche sur le web vous aurez vite trouvé d’autres sites d’Appels d’offres vous intéressant. Il s’agira peut être des Marchés publics de l’état ou encore des Achats des hôpitaux.

Vous aurez compris qu’il y a un travail préalable à faire consistant à vous fixer des objectifs puis sélectionner les sources d’informations les plus pertinentes..

Le Portail de l’Analyse des Pratiques reçoit pour sa part principalement des demandes d’intervention relevant de procédures simple de choix de l’intervenant. Les Services et établissements peuvent consulter l’Annuaire des prestataires pour les contacter ou diffuser les éléments de leur cahier des charges

Tarif des séances d’Analyse des Pratiques ?

Une enquête auprès des intervenants en Analyse des Pratiques

Fixer le tarif de ses premières séances d’Analyse des Pratiques n’est pas toujours chose simple pour les intervenants démarrant leur activité. Manquant de repères il ne leur est pas facile d’effectuer un point mort comptable. Par ailleurs de nombreux facteurs peuvent les conduire à dévaloriser économiquement leurs premières prestations en pratiquant des tarifs au dessous du raisonnable. Il peut s’agir:

  • D’un sentiment de non totale légitimité faute d’expérience.
  • De la nécessite de pratiquer rapidement pour entretenir et développer ses acquis de formation.
  • Du besoin d’amorcer une liste d’intervention de référence.
  • De leur rapport peu facile à la dimension commerciale et à ses valeurs
  • De faire face à leurs charges financières.

Si appliquer un tarif très bas peut permettre parfois de démarrer une activité il reste nécessaire de se fixer des limites car les risques sont grands. Quand le tarif que fixe l’intervenant; n’est pas « bon pour lui » il est fréquent que la prestation en subisse les conséquences voire tourne court, tôt ou tard, dans un jeu perdant-perdant.

Nous avons donc réaliser une une petite enquête visant à partager nos pratiques en matière de tarification de nos prestations. 53 intervenants en analyse des pratiques ont bien voulu répondre à celle-ci.

ENQUETE TERMINEE LE 24/02/2019 – RESUTATS CI-DESSOUS

Synthèse des réponses à l’enquête sur le Tarif des séances d’APP

De la durée moyenne des séances d’analyse des pratiques professionnelles

La durée moyenne pratiquée pour une séance d’Analyse des pratiques est de 2 Heures.

Le tarif de séances d’Analyse des Pratiques

Notre enquête révéle que la moyenne du tarif horaire pratiqué pour des séances est de 122 €uros hors frais de déplacement. Les frais de déplacement de l’intervenant sont donc bien à rajouter.

De la différence de tarif entre Paris, les grandes villes et la Province

26 % des intervenants interrogés constatent une différence de tarif entre Paris, les grandes villes et la province.

Quels repères pour le coût d’une séance.

Nous avons demandé à ces professionnels de quels repères ils disposaient pour fixer leur tarifs. Vous trouverez ci-dessous leur principales réponses.

Au regard d’autres pratiques

  • Le tarif journalier de la formation professionnelle: Environ 1000€ par journée hors frais de déplacements. Ce qui revient à 140 € de l’heure environ hors frais de déplacement
  • Le CA non réalisé en consultations individuelles en cabinet afin de me libérer pour l’intervention en établissement.
  • J’ai évalué ce tarif en fonction de celui pratiqué en tant qu’intervenante prestataire d’un autre professionnel me missionnant sur des APP (alors facturée 70€)
  • Je me base sur le tarif des coachs et sur mon expérience (je suis également coach)
  • Mon tarif consultant
  • Ce qui m’a été proposé par des organismes de formation
  • Thérapie de famille
  • Je pratique le même tarif que pour la formation

Au regard de la structure ou l’on doit intervenir

  • Budget de la structure
  • De la grosseur de la structure.
  • En fonction de l’importance de la structure
  • Du type de client, collectivité, association, entreprise 
  • J’établis mon tarif en fonction de la taille et de l’objet de l’association cliente
  • Tarif fixé avec client (association)

Des références notoires

  • Le tarif de collègues en région et les résultats d’une enquête nationale
  • Les tarifs de l’IRTS de franche comté + Mes autres collègues
  • Moyenne basse des tarifs pratiqués par les autres organismes sur la région

Mes propres repères

  • Je tiens compte du temps de préparation dans le tarif, des contacts formels et informels qui prennent du temps, de la valorisation de mes compétences
  • La valeur de mon travail
  • Entre 75 et 130

Le réseau de collègues

  • Mon repère est le tarif de mes collègues ayant le même niveau de formation et proposant des prestations similaire, intervenant plus souvent dans des petites ville mon tarif est légèrement en dessous du leur.
  • Tarifs pratiqués par mes collègue de formation
  • Tarifs pratiqués par des collègues et confrères
  • J’ai fait du benchmark auprès de collègues
  • Je m’en réfère à d’autres collègues intervenant en APP
  • J’ai pris conseil auprès de mes collègues expérimentés
  • Je me suis renseignée auprès d’intervenants qui pratiquaient déjà et auprès de ma superviseuse.

Par rapport à un statut

  • Mon repère essentiel c’est d’intervenir en tant que profession libérale.

Nous espérons que ces quelques données pourront vous aider dans vos futurs réflexions tarifaires et négociations

L’équipe du Portail l’analyse des Pratiques remercie tous les intervenants ayant accepté de renseigner le formulaire d’enquête.

Maltraitance ! Comment le GAPP peut-il éviter qu’elle s’installe ?

La maltraitance dans les établissements et services médico-sociaux, ce n’est pas que le fait de frapper, ou d’insulter. Bien-sûr que les violences physiques et verbales sont inadmissibles et doivent être sanctionnées. Cependant, elles ne sont que l’une des faces visibles de l’iceberg de la maltraitance. Ce que je souhaite aborder dans cet article c’est l’ensemble des ces gestes au quotidien qui sont maltraitants et qui pourtant sont bien présents.

La Maltraitance, notions de base :

Rappelons la définition de la maltraitance établie par le Conseil de l’Europe, en 1987, a défini la maltraitance de la façon suivante : « tout acte ou omission commis par une personne, s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière. ». En 1992, le conseil de l’Europe a proposé une classification des actes de maltraitance. Ils peuvent se retrouver sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

D’après la Haute Autorité en Santé (HAS) la bientraitance, principe contraire de la maltraitance, correspond à « l’ensemble des démarches collectives pour identifier l’accompagnement le meilleur possible pour l’usager, dans le respect de ses choix et dans l’adaptation la plus juste à ses besoins ».

La répétition dans les équipes

Pour être bientraitant, il faut bien entendu être vigilant à l’ensemble des actes petits et grands du quotidien. L’idée que je souhaite développer dans cet article c’est l’ensemble de ces gestes, et attitudes qui peuvent être rectifiées avec bienveillance grâce à l’analyse des pratiques notamment.

Les équipes participent quotidiennement à véhiculer (ou pas) les bonnes pratiques. J’ai été alerté par l’un des groupes que j’anime d’une situation qu’ils ont appelé : REPETITION. Cette répétition dont ils me faisaient part concernaient des postures inadaptées et douloureuses pour les résidants de leur établissement. Ces postures inadaptées ont été reprises et réexpliquées à plusieurs reprises par certains membres de l’équipe thérapeutique et éducative. Malgré ces rappels, il s’avère que plusieurs professionnels (heureusement peu nombreux) continuent à mal positionner les résidants, et provoquent ainsi des postures douloureuses.

Après avoir échanger sur la communication, et sur la compréhension des consignes, l’analyse de la situation nous a orienté sur l’acception par une partie de l’équipe présente de ces situations à répétition. Ils sont lassés de répéter, et préfèrent rectifier les postures plutôt que de dire les choses.

Leur lassitude était grande. Ils étaient résignés.

La résignation premier pas vers la non-bientraitance :

L’objet d’une partie du travail de cette séance a été alors de les aider à comprendre ce qui était en train de se passer : une caution à la première marche de la maltraitance : la négligence. Avec beaucoup de bienveillance et j’espère de douceur, j’ai tenté de ramener le groupe vers cette réalité : ne rien dire, ne rien faire c’est accepter et donc cautionner cette situation de maltraitance.

Il a fallu tout d’abord reprendre ce qu’était la maltraitance et rappeler que mal positionner des résidants dans des postures douloureuses est un acte maltraitant. C’est bien entendu cet acte qui est maltraitant. Il a été pour moi très difficile (dans le sens de la bienveillance engagée que je souhaite maintenir) de leur dire que ne rien dire et laisser faire était aussi un acte maltraitant. En effet ce groupe est plein de bienveillance, mais la réalité était bien là. Il était important qu’une personne neutre leur rappelle le cadre de la bientraitance, et de la maltraitance.

Une fois que le groupe a accepté de valider que cet acte relevait bien de la maltraitance mon travail ne s’est pas terminé là. J’ai accompagné le groupe pour qu’il se redresse et n’accepte plus à l’avenir ce type d’acte. Ce travail a nécessité un véritable travail de contenance, car il a fallu clairement travailler sur l’association du silence et de la caution à la maltraitance.

Mon travail n’a surtout pas consisté à travailler sur leur procédure, ou tout autre outil institutionnel, mais sur leur posture, leur acte et leur présence en tant que professionnel qui doit se redresser et penser avec une bienveillance engagée. J’ai accompagné l’équipe à se réveiller, à penser en tant que JE SUJET, et non comme un membre d’un groupe qui ne voit rien et ne fait rien.

L’espace de l’analyse des pratiques : un outil magique :

Je mets ce mot de magie car effectivement au fur et à mesure de la séance l’équipe s’est redressée tant physiquement que moralement. J’accompagne cette équipe depuis plus de trois ans et elle me fait confiance : c’est fondamental dans ce type de travail. Sans cette confiance il n’est pas sûr que l’équipe se soit confiée, et ait acceptée cette démarche. Il est important de le rappeler : sans la confiance rien n’est possible entre l’animateur du GAPP et le groupe.

Une fois la confiance installée l’outil GAPP permet effectivement de travailler sur des problématiques graves et d’aider les équipes à ne jamais accepter ces glissements comme la maltraitance. L’animateur dans cet espace a pour rôle d’apaiser les esprits, de redynamiser l’équipe dans une espace bienveillant.

En Savoir plus sur l’Auteure: Belinda INFRAY
Intervenante en Analyse des Pratiques

Pratiques Managériales en ESSMS

Ex-Chef de service puis  Directeur d’ESSMS j’ai été comme beaucoup apprécié les ouvrages techniques concis et pratiques permettant d’éclairer un pan de notre activité. L’évolution rapide des secteurs sociaux et médicosociaux nécessite que nous puissions accéder tout aussi rapidement aux informations utiles au management de nos structures.

L’information: Une exigence des managers d’ESSMS

Une première exigence majeure pour les cadres d’établissements sociaux et médicosociaux est de rester informé quant aux politiques sociales et à ses dispositifs institutionnels. Une deuxième exigence consiste à enrichir sa réflexion et sa pratique de la découverte d’outils susceptibles d’apporter des solutions concrètes aux problématiques en lien au management et aux ressources humaines.

Des politiques sociales en direction des ESSMS

Dans ce cadre il nous a fallu par exemple développer les années passées une politique de Bientraitance. Aujourd’hui la mise en place d’ « une Réponse Accompagnée Pour Tous » se met en place à travers la démarche RAPT. Enfin, nous sommes incités à nous engager dans une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises et donc à pratiquer la RSE. Là où les dispositifs se succèdent l’information comme l’adaptation sont indispensables.

Des  outils de Management des ESSMS

La mise en place de dispositifs spécifiques au sein des services et des établissements ou l’accompagnement de situations particulières font le quotidien des cadres. Ils sont amenés à traiter des thèmes nombreux et variés.

Certains de ceux-ci sont relatifs au management du fonctionnement général des établissements comme l’encadrement, l’innovation , le pilotage de la qualité de service ou encore la GPEC. D’autres relèvent de situations plus spécifiques motiver les équipes, prévenir et résoudre les conflits, communiquer durant les crises ou encore mener des entretiens professionnels.

Des guides clairs, lisibles et concis peuvent être une source d’information souvent utile pour le traitement de situations parfois complexes. Ils peuvent favoriser la prise de recul indispensable aux prises de décisions et à l’action.
Direction a publié quelques ouvrages pratiques permettant de clarifier rapidement des thématiques en apportant des éléments informatifs essentiels.

Vous trouverez ci-dessous quelques-un des guides pratiques à leur actif pouvant être utiles au management des ESSMS.

Certains de ces ouvrages écrits par des professionnels experts du secteur devraient répondre aux préoccupations quotidiennes de nombreux cadres, chefs de service et directeurs en exercice. Il sont tous écrits dans un style direct et simple.

Violence, Alcool, Suicide… De la prise en compte en séance d’Analyse des Pratiques

Les professionnels médicaux et paramédicaux dans un service d’addictologie doivent prendre en compte le fait que certaines problématiques autres que la dépendance au produit peuvent interférer dans la prise en charge du patient.

Lors de mes consultations au service des urgences de psychiatrie du CHU PAP/Abymes, dans le cadre de la prévention du suicide, j’ai observé une forme de récurrence entre dépendance à l’alcool, violence sexuelle dans l’enfance et tentative de suicide.

Les femmes vues en entretien suite à une tentative de suicide et dont j’observais une dépendance à l’alcool, évoquaient en majorité des violences sexuelles subies dans leur enfance.

D’où un questionnement à aborder en analyse de pratique professionnelle :

Y aurait-il une corrélation entre violences sexuelles subies dans l’enfance, alcool et tentative de suicide ?

L’alcool serait-il le moyen de taire la souffrance et la tentative de suicide, d’y mettre fin ?

Je soumets un « récit-fiction » basé sur des observations récurrentes.

Je l’ai titré : « un drame en filigrane » car lors des échanges psychothérapeutiques, sont apparus des éléments indiquant les obstacles intrinsèques.

***

La douleur du corps devient souffrance de l’esprit….

C’est ce que dit la psy que je consulte depuis deux ans.

Et si c’était le contraire….si en fait c’est la souffrance de l’esprit qui devenait douleur du corps !!!???

Tous ces souvenirs graves en moi et que je n’arrive pas a tuer…

Sans doute n’y a-t-il pas à réfléchir et que les deux sont liés !

La thérapeute me demande pourquoi je bois. Bonne question !

Je lui réponds souvent, toujours que je ne veux pas mourir mais faire taire en moi cette souffrance perpétuelle, lancinante, épuisante.

Et à chaque fois, elle me sourit et dit: « je n’ai pas évoqué de désir de mort ; quel est le lien avec l’alcool ? »

Mon frère, Sergio, était très affectueux. Il m’aimait énormément…en tous cas il le disait et tenait à me le prouver.

J’avais huit ans ; il en avait quinze et régulièrement, dans le garage il me montrait à quel point « son affection » pour moi grandissait.

Je n’ai jamais eu mal au début; n’est ce pas cela le pire ? J’éprouvais du plaisir au début quand il passait sa main sur mon sexe et j’étais ravie de l’effet que cela lui faisait.

Il m’achetait des cadeaux ; nous avions un secret. J’étais sa préférée.

La fratrie : deux filles, un garçon. Il est l’aîné, je suis la benjamine.

Pour mes onze ans, il m’a serrée fort contre lui et il m’a dit que j’étais grande et qu’il m’aimait encore plus fort. Il a baissé ma culotte, a écarté mes jambes et ….je n’ai plus jamais éprouvé de plaisir.

Mais ça restait notre secret et je demeurais sa préférée.

Cela a duré jusqu’à son départ en France. J’avais treize ans.

Ma première tentative de suicide a eu lieu une semaine après : c’était comme un désir de partir pour mieux revenir mais la mort c’est définitif.

Un désir de renaître et d’être neuve, propre…

Puis j’ai cessé de manger. Mais sans jamais disparaître !

Mon adolescence fut chaotique. J’étais une piètre élève et je cherchais perpétuellement l’affrontement tant avec les professeurs qu’avec mes parents.

J’ai rencontré un psychologue à qui je n’ai dit que ce qui me plaisait, c’est-à-dire rien.

Mes parents ne comprenaient pas et expliquaient mon comportement par le départ de mon frère. « Sergio doit lui manquer terriblement ». Et j’enrageais…A qui parler ? Qui m’aurait crue ?

A quinze ans, j’ai rencontré le père de mon fils. Il avait vingt deux ans. Cela a été rapide, tant l’acte que la relation. Mes parents ont élevé Joséto et j’ai continué l’école.

Je n’ai jamais été sa mère ; jusqu’à maintenant, d’ailleurs. Il m’appelle par mon prénom. Sa mère c’est la mienne. J’ai quarante ans et il en a vingt  quatre et nous n’avons rien à nous dire ; Elevés dans la même maison, nous ne partageons rien.

Il est parti vivre chez son oncle, à Paris. Il m’aura tout pris.

Moi je suis ici et je ne veux plus souffrir. Je veux partir…

Je n’ai rien à moi si ce n’est ce corps que je prête à qui veut.

Souvent je ne sais plus à qui…

Voila mon histoire. Que dire de plus si ce n’est que l’alcool noie les souvenirs, les pertes, la culpabilité et me fait vomir ce que je ne peux plus vivre…ce que je ne sais pas dire…

Alors le teint olivâtre, le ventre gonflé, les maux d’estomac, les tremblements, les soupirs et hochements de tête des parents évoquent pour moi une fin déjà proche.

Et pour chasser cela, je bois et parfois pour ne plus boire, je prends ce fameux traitement contre la dépression…espérant à chaque fois qu’il sera radical ; en vain !

De toutes les façons je suis morte le jour de mes onze ans. Où plus exactement quelque chose est mort en moi ce jour là.

Je sens encore ce liquide couler entre mes jambes et ce sang.

Je n’ai pas crié même quand j’avais mal mais là en voyant cela, je crois que je vais mourir.

Sergio me gifle : « calme- toi, espèce d’idiote ! tu es grande maintenant ».

Il me parle durement comme si j’ai fait quelque chose de mal. Et moi malgré tout, je voudrais qu’il me console.

« Va te laver sans te faire voir ».

Ce soir comme tous les soirs depuis, je suis restée recroquevillée sur moi-même.

J’ai froid…mon corps tremble…je me sens si seule.

La bouteille m’apporte la chaleur et à chaque fois je me promets que ce qui s’est passé ne m’empêchera pas d’être heureuse…demain. Ici ou dans l’  « eau »-delà.

***

Sur 439 femmes (entre 25 et 50 ans) vues aux urgences du CHU de Pointe à pitre (Guadeloupe) en un an suite à une tentative de suicide :

  • 21%  avaient subi des violences sexuelles dans leur enfance et étaient dépendantes de l’alcool,
  • 06% avaient subi des violences sexuelles dans leur enfance mais ne consommaient pas d’alcool,
  • 26% étaient dépendantes à l’alcool et affirmaient ne pas avoir subi de violences sexuelles dans leur enfance.

En analyse de pratique professionnelle, il est essentiel de travailler sur la perception du professionnel.

En addictologie:

  • La dangerosité du produit
  • Le profil de la patiente.

La neutralité bienveillante nécessaire à la prise en soin fait souvent défaut au professionnel.

La dangerosité du produit oblitère l’aspect humain, l’histoire de la patiente et interfère dans l’appréciation du profil.

Je constate que les professionnels se focalisent sur les effets négatifs de l’addiction et s’évertuent à vouloir convaincre la patiente de la nécessité de sortir de la dépendance.

Ils mettent de côté l’aspect protecteur de la prise du produit, la relation établie avec ce produit et le bien-être dans le mal-être qui en définit l’attachement.

D’où la difficulté de s’en extraire :

Accompagner la personne consiste à entendre ce qui est derrière le rapport au produit et ne pas attendre d’elle ce qu’elle ne peut donner.

Notre temps n’est pas le sien.

Son timing lui appartient.

Avec l’analyse de pratique professionnelle, nous restons à son écoute et nous l’amenons à comprendre ce qui l’a conduit à cette pratique.

  • Aucun jugement
  • Aucun à-priori
  • Aucune hégémonie du « moi-soignant ».

Dans mon expertise, j’ai pu entendre que ces femmes dépendantes à l’alcool évoquaient au prime abord la difficulté ponctuelle qui les avait poussées au passage à l’acte, puis abordaient leur consommation d’alcool qu’elles considéraient comme un moyen d’en finir avec la souffrance endurée jour après jour depuis leur enfance ; ensuite, elles pouvaient « livrer leur secret » : les violences sexuelles subies dans leur enfance.

Dans leur propos apparaissaient en majorité :

  • la culpabilité (pourquoi je ne l’ai pas empêché ?),
  • l’injustice (pourquoi moi ?),
  • la dévalorisation (je ne suis rien, je suis sale, vicieuse, mauvaise),
  • le sentiment d’abandon (personne ne m’aime ; personne pour me protéger)
  • le sentiment de rejet (ma mère, ma sœur, mon frère, les autres savaient et ont laissé faire).

Que ce soit autour de l’alcool, des violences sexuelles ou des tentatives de suicide, une chape de plomb s’abat sur le quotidien de la personne car ces sujets demeurent tabous, même de nos jours.

Il est difficile pour une personne qui boit de parler de sa consommation à problème ou de la perte de contrôle de sa consommation ; elle se cache et nie le pouvoir du produit car le problème est ailleurs et l’alcool est juste le moyen de ne pas sombrer plus encore…

Les violences sexuelles subies dans l’enfance laissent des traces indélébiles et le parcours de l’individu reste « tributaire » des faits, du silence ou de l’incompréhension, avec des pics de révolte et de violence tournée vers les autres  et bien souvent vers soi.

Le raptus suicidaire est, selon la majorité des propos relevés, dû au besoin d’annihiler la souffrance avec laquelle la suicidante a fait corps.

Il a souvent été  mis en évidence qu’un nombre important de femmes ayant un problème de consommation d’alcool et/ou de drogues avaient été victimes de violences conjugales, d’inceste, de viol, d’agression sexuelle et physique dans l’enfance.

La dépression peut être un précurseur ou un antécédent de la consommation problématique d’alcool.

Dans les entretiens, les femmes évoquent le traumatisme de l’acte subi dans l’enfance comme un frein à leur évolution tant relationnelle que professionnelle.

 L’existence de violences sexuelles subies dans l’enfance donnent régulièrement naissance à des sentiments de honte et de culpabilité ; d’autant plus si cela est demeuré secret.

Se sentir coupable de quelque chose, c’est reconnaître implicitement que l’on partage avec l’autre un certain nombre de valeurs communes : ce qui a été accompli n’aurait pas dû l’être.

C’est également se sentir responsable de ses actes.

La honte coupe l’individu du reste du monde.

Avoir honte, c’est se sentir étranger à l’autre au point parfois de douter du bien-fondé de son existence.

Faire quelque chose de mal et en avoir honte, confronte l’individu à inscrire cet acte inacceptable dans le récit de son existence sans pour autant que celle-ci ne devienne à son tour inacceptable.

L’analyse de pratique professionnelle permet à l’équipe de mieux comprendre ce qui se joue dans la relation de la patiente au produit et d’avoir les clés pour l’amener à:

  • différencier l’acte de l’acteur. Il faut considérer les circonstances dans lesquelles l’acte a eu lieu,
  • différencier l’individu de son groupe d’appartenance en lui donnant la possibilité de se créer des appartenances nouvelles.
  • connoter positivement la honte afin d’en faire un sentiment structurant et non désintégrateur de lien social.

Avoir honte c’est garder toujours présente à l’esprit l’idée d’un autre « soi » possible.
Ne pas avoir honte, c’est considérer l’inacceptable comme la norme.

Les professionnels peuvent lors des séances d’Analyse des Pratiques Professionnelles exprimer leur incompréhension quand les actes sont éloignés dans le temps et que le comportement de la personne ne semble pas y être lié.

Pourtant, cela peut rester en sommeil pendant certaines phases de l’

existence pour ressurgir avec intensité lors de la puberté, lors d’un « premier » rapport sexuel, à la naissance d’un enfant et provoquer une angoisse violente dont le sujet ne peut révéler l’origine s’il n’a pu auparavant faire état de ce qui lui était arrivé.

Cette angoisse peut entraîner l’apparition ou l’aggravation de troubles du comportement ou de la personnalité.

Ces troubles sont initialement provoqués par les abus : toxicomanie, alcoolisme, anorexie, tentative de suicide, conduites asociales ou encore premiers symptômes psychotiques.

Ne jamais oublier !

 Pour la victime d’abus sexuels, l’univers se divise souvent en deux mondes :

 le monde des « normaux », des gens qui n’ont pas à avoir honte de ce qui leur arrive.
 le monde de ceux qui sont rendus complices d’actes contre nature, ceux à qui « cette chose » est arrivée.

Un article de Gladys Palin
Psychologue et Intervenante en Analyse des Pratiques Professionnelles

Le conflit : n’ayons pas peur !

Le conflit : un outil naturel

Le mot « conflit » tire son origine du latin « conflictus » qui signifie : heurt, choc, lutte, attaque. Il était utilisé au démarrage dans le cadre des luttes armées. Ce mot faisait partie de la sémantique des combats, du pouvoir.

La définition actuelle ne relève plus uniquement des luttes armées ou du combat mais également des oppositions d’idées, de pensées entre deux personnes ou deux groupes.

Tous les directeurs, tous les encadrants, et les équipes rêvent d’une équipe sans conflit. Il s’agit là d’une UTOPIE à laquelle il est important de rappeler que le conflit est nécessaire dans de nombreuses situations. Il est nécéssaire pour avancer et construire l’avenir.

Le conflit bien qu’ayant une connotation fort négative est très souvent un atout lorsqu’il est accompagné. Lorsque les protagonistes parviennent à une négociation.

Les conflits sont malheureusement plutôt perçus comme insupportables. Ils sont observés comme étant indésirables.

Par facilité nous pensons souvent que les personnes autoritaires sont à l’origine des conflits. Mais la réalité est souvent ailleurs.

Les conflits peuvent avoir deux types de résultats.

Le premier est le résultat négatif :

  • Le conflit consomme toute l’énergie et le temps des personnes impliquées et les détruit. Il s’agit bien souvent de conflits mal gérés ou ignorés. Ces situations peuvent alors facilement dégénérées. Sur le plan psychologique, les conflits peuvent être source de stress, de sentiments d’agressivité, de méfiance et de découragement. Dans les cas les plus extrêmes, les conflits non gérés peuvent se transformer en harcèlement psychologique.

Le second résultat des conflits est positif :

  • A l’inverse ce type de conflit peut apporter de l’énergie et de la motivation aux personnes qui aiment la compétition. Ce type de conflits est plutôt orienté vers la stimulation, l’émulation. Le conflit provoque alors de la compétition positive. Ce type de conflit permet d’améliorer la communication.

Retenons une chose : Le conflit est naturel : il ne sert à rien de tenter de l’éviter. Il provoquera au contraire une aggravation de la situation.

Le plus important, donc, n’est pas d’éviter ou d’ignorer les conflits mais de faire en sorte qu’ils aient toujours un impact positif sur vous et votre entourage. Pour cela, il faut apprendre à négocier les conflits et à adopter le juste comportement.

Négocier la gestion des conflits dans une équipe :

Il existe différentes attitudes face au conflit. Les plus connues sont l’évitement, la confrontation et la négociation. L’évitement et la confrontation peuvent avoir des conséquences lourdes dans une équipe. Il faut donc privilégier la négociation.

Faciliter la résolution des conflits aura un effet positif. Il est important de reconnaître la présence d’un conflit et, surtout, de disposer de la motivation pour le résoudre. Un certaine ouverture est indispensable.

Dénouer un conflit a plusieurs avantages. Le dialogue va influencer positivement la relation entre les personnes. Il va renforcer la cohésion et faire en sorte qu’elle devienne plus saine. La communication n’en sera que plus efficace.

Conflit et analyse des pratiques 

Bien souvent lorsqu’une équipe est en difficulté les directions pensent qu’en mettant l’analyse des pratiques en place cela va permettre la communication et l’amélioration de la situation.

C’est alors tout le contraire qui risque de se produire !!

Lorsqu’une équipe est en tension, l’analyse des pratiques peut faire exploser les conflits, et mettre à mal toute l’équipe, l’institution et les usagers. Il apparait donc important de bien connaître la vie de son équipe et la situation avant de mettre en place un tel dispositif. L’évaluation en amont du dispositif est alors fondamentale. D’autres dispositifs sont probablement à envisager avant de mettre en place l’APP.

L’évaluation préalable à la mise en place du dispositif est une phase structurante et nécessaire.

Les conflits existent dans les équipes, mais il est important de faire la différence entre des conflits « simples », des conflits de pratiques, des conflits de personnes et des conflits forts, voire institutionnels qui vont prendre toute la place en analyse des pratiques. En effet, le simple désaccord n’est pas incompatible avec la mise en place de l’analyse des pratiques professionnelles. Au contraire, ces désaccords vont permettre de travailler les points de vue, les regards, les observations, et ainsi la cohésion au sein de l’équipe.

Une tension dans l’équipe peut être gérée et bénéfique en analyse des pratiques, mais une trop forte tension sera destructrice.

Un conflit trop fort, encré dans l’institution sera utilisé en analyse des pratiques par les différents membres des équipes les uns contre les autres.

Si un conflit important existe au sein de l’équipe ou entre elle et l’encadrement celui-ci devra être travaillé avant la mise en place de séances d’analyse des pratiques. La méthode et les outils choisis pour cela dépendront du diagnostic

En Savoir plus sur l’Auteure: Belinda INFRAY
Intervenante en Analyse des Pratiques

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